Cet axe rassemble deux occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Et ton Seigneur ne saurait détruire les cités injustement alors que leurs habitants sont réformateurs.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Et ton Seigneur ne saurait détruire les cités injustement alors que leurs habitants sont réformateurs » dans son interprétation de la destruction des sociétés ?
Shahrur mobilise ce verset dans une lecture sociopolitique : pour lui, le maintien de la « réforme » s’oppose à l’injustice qui conduit à la destruction, et il fait de la « cité » un exemple de la société. Dans l’extrait direct, il relie l’injustice, au niveau de la pensée et de l’ordre social, à l’unilatéralisme, à la prétention de détenir la vérité, ainsi qu’au refus de la critique, de l’autre et du changement ; il considère dès lors que la société unilatérale s’inscrit dans le cheminement vers la destruction dont parlent les versets. Il s’agit d’un ajout interprétatif de Shahrur, et non d’un énoncé explicite du seul verset.
Shahrur mobilise le verset au sein d’un ensemble de versets sur la destruction des cités afin d’affirmer que la « pensée unilatérale » est injuste et n’accepte ni la critique ni le changement, et il oppose à cela la réforme. Shahrur définit, dans ce contexte, la « cité » comme la société unilatérale, dont il mentionne notamment l’unilatéralité de la profession, du pouvoir, de la confession, de la culture et de l’opinion.
L’extrait et son emplacement
Le Coran dans la pensée contemporaine — p. 20.
Limites de la lecture
- L’extrait direct établit que Shahrur propose ce lien, mais il ne démontre pas, à partir du seul verset, que les « réformateurs » désignent le pluralisme ou l’acceptation de la critique au sens politique moderne.
- Il ne faut pas transformer la simple occurrence du verset dans une liste de versets sur la destruction en une preuve indépendante des détails de la théorie de l’unilatéralisme ; la preuve précise est le texte de la p. 20, qui énonce explicitement le lien et la définition.
- Ne présentez pas l’unilatéralisme et le refus de la critique comme le sens unique ou exclusif du verset ; ils font partie de l’usage contemporain qu’en fait Shahrur.
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Lecture brève
Il est invoqué pour montrer que la destruction est liée à l’injustice, à l’unilatéralisme et au refus de la réforme et de la critique.
Axes
- Humain et éthique
- Politique et social
Concepts associés
- Injustice : 2
- Réforme : 1
Sa place dans le réseau conceptuel
Il relie l’injustice au devenir de la société lorsqu’elle ferme la voie à la réforme.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Appui : 2
Lieux d’utilisation
- Le Coran dans la pensée contemporaine, p. 20 : il l’emploie pour confirmer que la destruction est liée à l’injustice, à l’unilatéralisme et au refus de la réforme et de la critique.
- Concept : l’injustice
- Fonction du verset ici : appui
- Extrait textuel : « - {Et ton Seigneur ne saurait détruire les cités injustement alors que leurs habitants sont réformateurs} (Houd 117) »
- L’État et la société, p. 142 : il l’emploie pour établir que l’existence de la réforme au sein de la société empêche la destruction, et que celle-ci ne concerne que les cités injustes et non réformatrices.
- Concept : la réforme
- Fonction du verset ici : appui
- Extrait textuel : « {Et ton Seigneur ne saurait détruire les cités injustement alors que leurs habitants sont réformateurs} (Houd 117). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.