Ce volet rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Nous ne lui avons pas enseigné la poésie, et elle ne lui convient pas

Réponse au lecteur

Question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Nous ne lui avons pas enseigné la poésie, et elle ne lui convient pas » ?

Shahrur mobilise ce verset pour soutenir que la négation de la poésie à propos du Coran n’est pas seulement une réponse historique à l’accusation des polythéistes contre le Prophète, mais aussi un avertissement au lecteur : il ne doit pas aborder la Révélation comme il aborde la poésie. Dans sa présentation, la poésie est le domaine de l’imagination et de l’illusion, tandis que la Révélation est un discours véridique et relié au réel ; il fait donc de ce verset un élément de fondation de sa lecture, qui recherche la signification de la Révélation et son importance, plutôt qu’une réception impressionniste ou une interprétation métaphorique sans contrainte.

Shahrur relie Ya-Sin 69 et Al-Haqqa 41, en tant qu’ils nient que la Révélation soit une « parole de poète » ou que le Prophète ait reçu un enseignement de poésie. Il affirme que l’importance de cette négation est, selon lui, de mettre en garde contre le fait de considérer la Révélation et de traiter ses versets de la même manière que l’on considère et traite la poésie. Dans ce passage, Shahrur oppose la poésie, décrite comme « illusion » et « imagination », à la Révélation, décrite comme véridique et réaliste, et en fait le fondement d’une distinction dans la manière de recevoir le texte.

Témoignage et emplacement

Vers de nouveaux fondements du droit islamique — p. 89.

Limites de la lecture

  • Le témoignage présente la position de Shahrur sur la fonction du verset dans la distinction entre la Révélation et la poésie ; à lui seul, il ne suffit pas à établir tous les détails de sa méthode de lecture contemporaine.
  • La description de la poésie comme illusion et imagination relève de l’opposition polémique établie par Shahrur dans ce passage ; elle ne doit pas être généralisée, sur la seule base de ce témoignage, en un jugement littéraire global sur toute poésie.
  • Le témoignage n’établit pas que Shahrur rejette tout usage rhétorique ou métaphorique dans la lecture du Coran ; il établit qu’il refuse de le traiter comme des vers poétiques.

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Lecture brève

Shahrur l’emploie pour affirmer que le problème réside dans la réception du Coran, non dans sa véracité ni dans le fait qu’il soit de la poésie.

Axes

  • Linguistique et sémantique
  • Méthodologique

Concepts associés

  • Absurdité : 2

Sa place dans le réseau de concepts

Il participe à l’encadrement de la lecture entre le sens vrai et la manière de comprendre.

Rôle du verset dans l’argument

  • Appui : 1

Occurrences d’usage

  • Vers de nouveaux fondements du droit islamique, p. 89 : il l’emploie avec le verset d’Al-Haqqa pour affirmer que le Coran n’est pas de la poésie et que le problème réside dans la manière dont nous le recevons, non dans sa véracité.
    • Concept : absurdité
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « Et il dit : { Nous ne lui avons pas enseigné la poésie, et elle ne lui convient pas } (Ya-Sin 69), c’est là une information véridique »

Ouvrages associés

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