Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel que cité

وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِنْ أَهْلِهَا إِنْ كَانَ قَمِيصُهُ قَدْ مِنْ قُبُلٍ فَصَدَقْتُ وَهُوَ مِنَ الْكَاذِبِينَ

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Et un témoin de sa famille témoigna » pour distinguer le témoin (shāhid) du témoin direct (shahīd) ?

Shahrur mobilise ce verset dans le cadre de sa définition terminologique du « témoin » (shāhid) : selon lui, c’est celui qui connaît une information sans y avoir assisté directement, puis l’analyse et en déduit une conclusion grâce aux indices et à l’expérience. Il lit ainsi « Et un témoin de sa famille témoigna » comme un exemple de raisonnement inférentiel dans l’affaire de la tunique, et non comme une preuve que le témoin avait assisté à l’événement lui-même.

Shahrur définit le « témoin direct » (shahīd) comme celui qui a entendu, vu ou vécu l’événement, et le distingue du « témoin » (shāhid). Il définit le « témoin » (shāhid) comme celui qui a eu connaissance de l’information sans être présent, puis l’a analysée et en a tiré des conclusions grâce à son expérience.

Le témoin et sa source

L’assèchement des sources du terrorisme — p. 295.

Limites de la lecture

  • Le témoignage joint établit la définition générale que donne Shahrur de la différence entre le « témoin direct » (shahīd) et le « témoin » (shāhid), mais il s’interrompt avant l’achèvement de son exposé et ne comporte aucune référence explicite à Joseph 26.
  • L’extrait ne suffit pas, à lui seul, à établir que Shahrur a affirmé, dans son interprétation directe du verset, que le témoin avait déduit l’innocence de Joseph sans avoir assisté à l’événement.
  • Le terme « témoin » dans le verset ne permet pas, sur la seule base de cet extrait, de conclure avec certitude à tous les détails du mécanisme d’inférence ou à l’identité du témoin.

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Lecture brève

Pour Shahrur, ce verset fonde l’idée que le témoin est celui qui connaît l’information par les indices et l’expérience, et non par une présence directe.

Axes

  • Méthodologique
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Le témoin : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Il construit une définition méthodologique de la place du témoin dans le raisonnement inférentiel.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’assèchement des sources du terrorisme, p. 295 : il l’utilise pour établir que le témoin est celui qui a connaissance de l’information sans être présent, puis en infère une conclusion à partir des indices et de l’expérience.
    • Concept : le témoin
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoignage textuel : «ومثاله قوله – تعالى –: {وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِنْ أَهْلِهَا …} (يوسف ٢٦).»

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.