La référence de la religion : la conscience, et la référence de l’État : la loi
Statut de validation éditoriale : cet atome est extrait d’une source audio-visuelle explicative, et il a maintenant été rattaché aux livres les plus proches au sein du projet Shahrur au niveau du livre. Pour une citation académique précise, consultez ensemble le livre original et l’épisode original.
Formulation de la thèse
Shahrur distingue entre la référence de la religion, fondée sur la conscience et la crainte de Dieu, et la référence de l’État, fondée sur la loi et la crainte de la sanction.
Explication
Il considère que la religion agit intérieurement dans la conscience de l’être humain, en instaurant une surveillance morale de soi. L’État, en revanche, régule les comportements par la loi et les sanctions. Ainsi, les deux références ne se confondent pas : l’une est morale et intérieure, l’autre juridique et institutionnelle. Cette distinction empêche de mêler l’exhortation religieuse à la politique, et empêche de transformer la loi en religion ou la religion en loi coercitive.
Sa place dans l’argument de l’épisode
Cet atome fonde la répartition fonctionnelle entre les domaines religieux et civil au sein de la société.
Limites de la thèse
L’idée ne dit pas que la loi est dépourvue de dimension morale, mais que la source de son obligation est différente de celle de l’obligation religieuse.
Témoignage bref
“Sa référence est la conscience… et sa référence est la loi”
Liens proches
- Shahrur - la religion et le pouvoir
- Shahrur - le fiqh
- Livre : Le Coran dans la pensée contemporaine