L’être humain, la connaissance et la conscience
Formulation de la thèse
Chez Shahrour, l’être humain est un être libre ; sa connaissance commence par l’ouïe, la raison et l’abstraction, et il n’est pas permis de juger son for intérieur, mais seulement son acte visible.
Pourquoi ces éléments se rejoignent-ils ?
Ces particules examinent la structure cognitive et anthropologique de l’être humain : la raison, le cœur, le fuad, l’ouïe, la vue, le vrai, l’injustice, le faux. Elles relient aussi l’acte et la responsabilité, le visible et le caché, ainsi que la liberté et le jugement. Cela s’accorde avec la conception que Shahrour se fait de l’être humain comme d’un être responsable, en évolution, qui ne se réduit pas à une interprétation immédiate du monde invisible. C’est pourquoi on y trouve aussi son discours sur le progrès, l’abstraction et la décision.
Éléments de la collection
- L’être humain est un être libre aux deux mains agissantes
- L’abstraction est le fondement de la pensée humaine
- La raison est décomposition et recomposition
- La raison vient de l’attache et du lien
- La raison est le lien des phénomènes
- La raison arabe se reproduit elle-même
- L’ouïe avant la vue - primauté de l’ouïe dans la connaissance
- Les sens fournissent une matière brute
- Le fuad est une fonction perceptive, non un organe
- Le cœur est le centre de la décision
- Les cœurs qui sont dans les poitrines = la conscience humaine visible
- La vue n’est pas l’œil
- Le vrai = la réalité en dehors de la conscience
- Le vrai est l’existence objective hors de la conscience
- Le faux est l’illusion, pas simplement l’erreur
- L’injustice consiste à prendre une mauvaise décision en s’y obstinant
- Le péché = le retardement
- La soumission révérencielle est une connaissance, non une ignorance
- La véritable expérience est la pratique, non l’écoute
- Le jugement concerne l’acte, non la simple idée
- Aucun jugement sur le for intérieur humain
- La volonté est le fait de prendre une décision après la connaissance
- L’autorisation est une chose, la volonté une autre
- Le décret dans l’existant
- Le monde matériel n’est pas une illusion
- Les phénomènes naturels sont régis par des nombres cosmiques
- Les mathématiques précèdent la physique
Place de la collection dans les épisodes
Dans les épisodes 2, 3, 5, 7, 9, 10, 11, 12
Conclusion
Shahrour relie la connaissance à l’acte et à la décision, et fait de l’être humain un sujet responsable de ce qu’il manifeste en pratique, et non de son for intérieur, qui ne saurait être jugé.