Ce qui est visé

Le shirk ici consiste à considérer ce qui est changeant comme s’il était fixe, c’est-à-dire à transformer une conviction ou une représentation en fixation de ce qui ne se stabilise pas. Chez Shahrur, il s’agit d’une posture mentale qui se trompe dans la compréhension du réel avant même d’être une simple transgression pratique. Il distingue en outre ce sens du shirk de la mécréance, car la mécréance est, chez lui, une déclaration, une attitude hostile ou une occultation de la vérité.

Structure de l’atome dans l’atlas

  • Type d’argument : définitoire
  • Mouvement de l’argument : il définit le shirk comme la fixation de ce qui est mutable et le distingue de la mécréance.
  • Termes centraux : shirk, mutable, mécréance, fixité.
  • Degré de centralité : central.

Le sens du shirk s’ouvre ici sur une erreur de perception avant d’être une transgression pratique, tout en mettant en évidence la différence avec la mécréance comme attitude hostile.

Liens utiles à la lecture

Appui

  • Texte d’appui : « Il lie le shirk et la mécréance à deux attitudes différentes : le shirk est une conviction ou une représentation de la fixité de ce qui est mutable, et la mécréance est une déclaration, une attitude hostile ou une occultation de la vérité ».

Degré de documentation

  • Niveau : directement documenté
  • Sens du niveau : l’atome s’appuie sur un témoignage explicite, proche de la formulation de la thèse.
  • Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique, et ne doit être considérée comme une citation littérale que si le témoignage est reproduit textuellement.

Sa fonction dans le livre

Sa fonction ici est définitoire ; elle précise un sens ou une distinction conceptuelle sur laquelle Shahrur s’appuie pour construire son idée.

Est lié à

Note éditoriale

La distinction entre les deux concepts est essentielle à la compréhension.