Ce qui est visé
Ce qui est visé, c’est que le droit d’interdire et de déclarer licite n’appartient ni aux êtres humains ni à l’autorité religieuse, mais à Dieu seul. C’est pourquoi nul n’a le droit d’imposer aux gens une chose en la présentant comme licite ou illicite de sa propre initiative.
Structure de la particule dans l’atlas
- Type d’argument : normatif
- Mouvement de l’argument : l’interdiction et la déclaration de licite relèvent du seul droit de Dieu, non de celui des humains.
- Termes centraux : l’interdiction, la licéité, Dieu, l’autorité religieuse.
- Degré de centralité : originel.
Établit un fondement normatif qui réserve le droit d’obligation morale suprême à la référence divine, et empêche de transformer l’effort d’interprétation humain en source indépendante d’interdiction ou de permission.
Liens utiles pour la lecture
- Muhammad Shahrur : l’islam et l’homme
- La législation, les limites et l’interdiction
- l’interdiction
- Dieu
Appui
- Texte d’appui : ««Nul n’a le droit d’interdire ou de déclarer licite… car Dieu est le seul détenteur du droit de déclarer licite et d’interdire.»».
Place de l’appui dans le livre
- Livre : L’islam et l’homme.
- Emplacement : dans la première partie du livre, au sein du traitement des limites de l’interdiction et de la licéité, et de leur rapport à la souveraineté de Dieu.
- Type d’appui : témoignage direct.
- Repère pour la vérification : Dieu est le seul détenteur du droit de déclarer licite et d’interdire
- Note de lecture : cet endroit convient comme appui, car il affirme directement que le seul droit en matière de licéité et d’interdiction appartient à Dieu, et le mentionne dans le contexte d’une réponse à ceux qui attribuent cela à d’autres.
Degré de documentation
- Niveau : directement documentée
- Sens du niveau : la particule s’appuie sur un témoin explicite, proche de la formulation de la thèse.
- Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique, et ne doit pas être traitée comme une citation verbatim sauf si le témoin est reproduit textuellement.
Sa fonction dans le livre
Sa fonction ici est définitoire ; elle fixe un sens ou une distinction conceptuelle sur laquelle Shahrur s’appuie pour construire son idée.
Note éditoriale
L’expression est très centrale dans l’architecture normative, et mérite un renvoi croisé avec les particules de l’interdiction et de la licéité.