Résumé de la thèse
Shahrur ajoute aux trois pouvoirs un quatrième : le pouvoir de la société. Ce pouvoir n’est pas un nouvel appareil coercitif, mais un contrôle civil qui s’exerce à travers les médias, les associations, les partis et les syndicats, et qui met au jour les dérives par rapport à la Constitution et aux droits.
Ainsi, l’État civil chez lui ne repose pas seulement sur la séparation des pouvoirs, mais sur une surveillance sociale continue qui empêche les pouvoirs officiels de se refermer sur eux-mêmes.
Les atomes fondateurs
- Séparation des pouvoirs dans l’État civil
- Liberté d’expression pacifique
- L’État civil s’oppose au despotisme
- La Constitution comme contrat social humain
- La société civile préserve la créativité et le travail
Place de l’appui dans le livre
Cette structure apparaît dans la dernière section de Religion et pouvoir, dans le passage consacré à l’État civil, au contrôle social et à la place des droits et de la Constitution.
Limites de la lecture
Le pouvoir de la société ne signifie pas ici un pouvoir au-dessus de l’État ni un substitut à la loi, mais un mécanisme de contrôle non coercitif au sein de l’État civil. Sa force réside dans la mise au jour de la vérité et la mobilisation générale, non dans la possession d’instruments de contrainte.