Dans cette source, la hâkimiyya est un concept central, redéfini comme l’exclusivité de Dieu en matière de législation, d’autorisation et d’interdiction, et non comme une délégation directe à une autorité religieuse humaine. Shahrur l’emploie pour distinguer le domaine divin, stable, du domaine humain, changeant, et pour déconstruire l’usage qu’en font les islamistes dans la construction du despotisme et de l’anathémisation.
- L’interdiction divine est limitée et le droit humain relève d’un domaine réglementaire changeant
- L’héritage a confondu le gouvernement et la hâkimiyya
- La hâkimiyya divine correspond à une phase de domination directe
- La hâkimiyya qutbienne divise le monde en islam et en jâhiliyya
- Chez Hâjj Hammad, la hâkimiyya se déploie en étapes graduelles
- La hâkimiyya à Dieu signifie que l’interdiction est limitée à la révélation et empêche les humains d’ajouter de nouveaux interdits
- La hâkimiyya appartient à Dieu seul
- La hâkimiyya est un concept politique moderne
- La confusion historique entre religion et pouvoir a engendré le despotisme et l’extrémisme
- La religion est un espace de liberté et de valeurs, et l’État civil ainsi que l’effort interprétatif humain sont l’alternative à la hâkimiyya du despotisme
- Le message, l’abrogation et la gradation de la hâkimiyya transfèrent la législation à l’effort interprétatif humain
- Les rites sont en dehors de la contrainte politique, et la liberté est la condition du culte et du jihad
- Al-Mawdudi formule une dualité antagonique
- Hâjj Hammad dépasse la dualité antagonique
- Qutb transforme la hâkimiyya en idéologie d’anathémisation
- Les trois étapes de la hâkimiyya
Concept transversal aux ouvrages : voir la hâkimiyya pour l’axe unificateur à travers les livres.