La thèse du livre défend que la réforme de la pensée islamique ne passe pas par la simple réactivation de l’héritage tel quel, mais par la recentralisation du Coran et par la libération de sa lecture des outils cognitifs qui ont entravé la créativité, comme dans la reconstruction de la pensée islamique exige de libérer le savoir, le fiqh et la politique par le retour au Coran. Dans cette perspective, l’ijtihad devient ouvert, le fiqh une compréhension humaine et historique et non un texte sacré, la religion un cadre axiologique qui empêche l’excommunication, et la politique un espace civique pluraliste fondé sur les droits et la légitimité humaine.