Ce qui est visé
Il ne s’agit pas ici d’une définition complète du langage abstrait, mais de l’énoncé d’une condition : selon la formulation citée, la révélation divine ne se produit qu’à l’égard d’un être qui le possède.
Ce qui est attribué à Shahrur
On lit dans le Livre et le Coran : « La révélation divine ne peut se produire qu’à l’égard d’un être qui possède un langage abstrait. »
Explication de l’atlas
Cette formulation établit un lien entre la survenue de la révélation et la possession d’un langage abstrait, faisant de cette possession une condition nécessaire dans la formulation rapportée. Elle ne contient pas, en elle-même, de définition du langage abstrait ni de description des capacités de l’être qui le possède.
Inférence limitée
La formulation n’établit que cette condition dans ce sens : la survenue de la révélation présuppose la possession d’un langage abstrait. Il n’est pas justifié de l’inverser pour affirmer que la possession d’un langage abstrait suffit à recevoir la révélation.
Question ouverte et limites de la preuve
Quelle est la définition du « langage abstrait » chez Shahrur ? L’explique-t-il ailleurs dans son rapport à la sensation ou au sens ? Le témoignage disponible ne permet pas de trancher. Pour une lecture liée au contexte de la révélation, on peut se reporter à La révélation et le rêve se distinguent parce que la première est non sensorielle et que le second consiste en images confuses, ainsi qu’à le Livre, le Coran et la Mère du Livre.