Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles au sein de la pensée de Shahrour, et la manière dont cette relation fonctionne dans la construction du sens.

Dans une famille plus vaste

Cette formule appartient au champ de l’interdiction et des limites de l’autorité à son égard. Son témoin indique une position précise de la question, tandis que la famille englobante expose le lien entre l’interdiction, Dieu et la mission, ainsi que la négation de sa possession par les hommes ou par l’État.

Sens de la relation

L’idée est que l’interdiction n’est pas une affaire générale détenue par l’administration politique ou par les institutions de l’État moderne, mais qu’elle relève de l’autorité missionnaire, qui détient le droit de légiférer en matière religieuse. L’État moderne peut certes interdire ou réglementer, mais il ne crée pas l’interdiction en tant que jugement religieux contraignant ; car ce jugement est lié à la mission elle-même.

Les deux pôles de la relation

  • Premier pôle : l’interdiction
  • Relation : relève de
  • Deuxième pôle : l’autorité missionnaire, et l’État moderne

Preuve

  • Vers de nouveaux fondements de la jurisprudence islamique à travers la législation et l’interdiction relèvent de la mission, non de l’État
    • Témoin : la législation et l’interdiction relèvent de la mission, non de l’État. Cette série réunit ici l’idée que l’interdiction nécessite une autorité missionnaire et que l’État moderne interdit sans interdire au sens religieux, afin d’affirmer que l’interdiction n’est pas une fonction politique administrative, mais une autorité législative spécifique.

Son effet dans la cartographie du savoir

Cette relation prend son importance parce qu’elle trace une frontière nette entre deux domaines de la cartographie conceptuelle : le domaine de la mission, comme source de l’interdiction, et celui de l’État moderne, comme instance de régulation et d’empêchement, non d’interdiction. Elle contribue ainsi à délimiter la place de l’interdiction dans le système jurisprudentiel et à éviter la confusion entre autorité religieuse et autorité politique dans l’élaboration des règles.