Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrur, et la manière dont cette relation opère dans la construction du sens.

Au sein d’une famille plus large

Cette relation s’inscrit dans une extension du sens du jihad au-delà de la seule image du combat. Le témoin qui l’accompagne met en évidence l’une des facettes de ce sens, et la famille rassemble les formulations qui relient le jihad à la lutte pour établir le droit, et non à la seule violence guerrière.

Sens de la relation

Cette relation indique que le jihad, dans cette conception, n’est pas présenté comme une simple pratique religieuse ou un comportement cultuel, mais comme une lutte à caractère révolutionnaire visant à établir un système de justice. Le sens ici est que le jihad est compris comme un acte de transformation qui cherche à convertir la réalité existante et à instaurer un système auquel sont attribués le droit et la légitimité.

Les deux pôles de la relation

  • Premier pôle : le jihad
  • Relation : est présenté
  • Second pôle : une lutte révolutionnaire pour établir un système de justice

Preuve

  • Religion et pouvoir via le jihad devient une idée révolutionnaire
    • Témoin : - Le jihad : chez al-Mawdudi et Qutb, il est présenté comme une lutte révolutionnaire pour établir un système de justice ou pour exalter la parole de Dieu.

Son effet dans la cartographie du savoir

Cette relation prend son importance parce qu’elle relie la notion de jihad à l’idée de changement politique et à la référence normative, et non au seul domaine du culte. Ainsi, le nœud s’insère dans un réseau plus large qui montre comment le concept est redéfini à l’intérieur d’un discours qui le lie à l’établissement de l’ordre, du pouvoir et du droit, ce qui en fait un point essentiel pour comprendre les représentations qui mêlent religion et transformation politique.