Cette relation montre que le problème des opérations suicides, chez Shahrur, n’est pas seulement un acte individuel isolé, mais une construction institutionnelle qui fait de la mort elle-même un projet politique et organisationnel. Lorsque le groupe se transforme en appareil qui finance la mort et entraîne les gens à la destruction, il passe d’une logique de défense et de vie à une logique de destruction.
Parties de la relation
- terrorisme
- martyre
- Les opérations suicides naissent lorsque la mort devient une institution
- Le jihad, le combat et le martyre sont des concepts distincts
- Les assassinats et les explosions visant des civils sont une sortie du combat
- Le meurtre individuel ne relève pas du combat légitime
Sens de la relation
Shahrur distingue le martyre comme position publique ou présence connaissante, et la transformation du meurtre et de la mort en industrie organisationnelle. La mort ne devient pas une valeur en soi, et il n’est pas acceptable que le martyre se transforme en mécanisme de production de kamikazes. Il lit donc les opérations suicides comme le produit d’une culture et d’une institution, et non comme le résultat d’une compréhension coranique du jihad ou du martyre.
Son effet dans la lecture
Cette relation ajoute un maillon manquant dans le parcours de la critique de la violence : le terrorisme ne naît pas seulement d’une mauvaise définition du combat, mais aussi du renversement de la valeur de la vie en un projet de mort organisé. Cela explique pourquoi sa critique des opérations suicides est liée en même temps à sa critique du martyre, du combat et des groupes armés.