Cet axe rassemble 4 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Tout ce qui est sur elle est périssable * Et subsiste la Face de ton Seigneur, détentrice de majesté et de munificence

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Tout ce qui est sur elle est périssable * Et subsiste la Face de ton Seigneur, détentrice de majesté et de munificence » dans son interprétation de l’associationnisme ?

Shahrur mobilise ces deux versets pour établir que la permanence appartient exclusivement à Dieu : tout ce qui est sur terre est soumis à la disparition et au changement, tandis que la permanence est un attribut qui ne convient qu’à Dieu. À partir de ce principe, il définit une forme d’associationnisme comme l’attribution de la permanence ou de l’éternité à des phénomènes naturels ou sociaux, c’est-à-dire le fait de les considérer comme immuables et insusceptibles de changement ou de disparition.

Shahrur affirme explicitement que « Celui qui subsiste » est un nom exclusif de Dieu et s’appuie sur les versets 26-27 d’Ar-Rahman pour établir que la permanence appartient à Dieu seul et que tout le reste est périssable. Il fonde sur cette démonstration une compréhension de l’associationnisme : celui-ci survient lorsque les phénomènes naturels et sociaux sont décrits comme permanents ou éternels, en négligeant le fait qu’ils sont soumis au changement et à la disparition. Shahrur appelle ce modèle « l’associationnisme caché » ou « l’associationnisme dans la seigneurie », et le décrit comme la croyance en la stabilité des phénomènes à une étape donnée et leur assimilation à Dieu quant à la permanence.

Citation et emplacement

L’Islam et la foi — p. 112.

Limites de la lecture

  • La citation établit l’emploi que fait Shahrur des deux versets pour construire sa définition de l’associationnisme lié à la prétention de permanence des phénomènes ; elle n’établit pas, à elle seule, tous les détails possibles de la signification de l’associationnisme dans le Coran ou dans la tradition islamique.
  • L’affirmation selon laquelle les deux versets concernent le « changement » dans sa forme sociale ou naturelle constitue une étape interprétative propre à Shahrur ; le texte des deux versets cité établit la disparition de « ceux qui sont sur elle » et la subsistance de la Face du Seigneur, tandis que son application aux phénomènes sociaux relève de sa construction conceptuelle.
  • La citation jointe ne permet pas d’attribuer cette démonstration à l’ouvrage « L’Islam et l’être humain » ; l’emplacement documenté ici est « L’Islam et la foi », p. 112.

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Lecture brève

Shahrur s’appuie sur ces deux versets pour établir que la permanence appartient à Dieu seul et que tout le reste relève de la disparition et du changement.

Axes

  • Foi
  • Linguistique et sémantique
  • Méthodologique

Concepts associés

  • Permanence : 4
  • Disparition : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Ce verset est lié à la définition de l’associationnisme et à l’établissement de la distinction entre la stabilité divine et la disparition de tout ce qui est autre que Dieu.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 3
  • Appui : 1

Lieux d’utilisation

  • L’Islam et l’être humain : il le cite pour établir que la permanence appartient à Dieu seul, et construit à partir de là la signification de l’associationnisme comme l’attribution de la stabilité à autre que Dieu.
    • Concept : permanence
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Citation textuelle : « { Tout ce qui est sur elle est périssable * Et subsiste la Face de ton Seigneur, détentrice de majesté et de munificence } (Ar-Rahman 26-27). »
  • L’Islam et l’être humain : il en fait le fondement de la négation de la permanence des phénomènes et des sociétés, et de son affirmation pour Dieu seul, en préparation de la définition de l’associationnisme.
    • Concept : permanence
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Citation textuelle : « Parmi les plus beaux noms de Dieu, nous trouvons le nom “Celui qui subsiste” … : { Tout ce qui est sur elle est périssable * Et subsiste la Face de ton Seigneur … } (Ar-Rahman 26-27). »
  • L’Islam et la foi, p. 112 : il en fait le fondement de la définition de l’associationnisme comme l’attribution de l’attribut de permanence à autre que Dieu.
    • Concept : permanence
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Citation textuelle : « C’est un nom exclusif à Dieu, le Très-Haut, car nul ne peut être qualifié par la permanence en dehors de Dieu, puisque la permanence appartient à Dieu seul : { Tout ce qui est sur elle est périssable * Et subsiste la Face de ton Seigneur … } (Ar-Rahman 26-27). »
  • Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 128 : il le mobilise pour établir que la stabilité appartient à Dieu seul et que tout le reste est susceptible de disparaître et de changer.
    • Concept : disparition
    • Fonction du verset ici : appui
    • Citation textuelle : « { Tout ce qui est sur elle est périssable … } (Ar-Rahman 26, 27). »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.