Cette entrée rassemble 4 occurrences de l’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Dieu propose en parabole un esclave possédé, incapable de quoi que ce soit…
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Dieu propose en parabole un esclave possédé, incapable de quoi que ce soit » pour comprendre la différence entre l’esclave, le possédé et la liberté ?
Shahrur mobilise ce verset pour affirmer que la qualification de « possédé » ne répète pas le mot « esclave », mais constitue une restriction qui définit la figure de l’esclave servile ne disposant pas de la liberté d’agir. Il distingue ainsi l’« esclave », en tant qu’être humain pouvant être libre ou servile, de l’« esclave possédé », en tant qu’esclave privé de capacité et de choix. Ce seul indice ne suffit toutefois pas à démontrer la formulation plus générale selon laquelle l’esclavage tout entier serait « une fabrication humaine », ni que le verset établirait à lui seul une théorie complète selon laquelle la liberté serait la condition originelle de l’être humain dans la législation.
Shahrur lit la construction « esclave possédé » dans An-Nahl 75 comme une distinction entre l’« esclave » en général et l’esclave devenu une possession ; pour lui, l’esclave peut être libre ou servile, tandis que la qualification de « possédé » désigne la condition servile.
Le témoignage et son emplacement
L’État et la société — p. 264.
Limites de cette lecture
- Dans le témoignage, le verset est mobilisé au sein d’une parabole coranique, et ce passage ne propose pas à lui seul une étude indépendante de l’histoire de l’esclavage ou de ses règles.
- L’affirmation selon laquelle « la liberté est la condition originelle de l’être humain » relève davantage d’une conclusion inscrite dans le projet conceptuel plus large de Shahrur que d’un énoncé qu’An-Nahl 75 établirait à elle seule dans le témoignage présenté.
- Il ne convient pas d’attribuer à ce passage le raisonnement figurant dans la page « L’islam et l’être humain » en l’absence d’un témoignage textuel direct ; le témoignage direct disponible ici provient de « L’État et la société » et du « Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage ».
- La distinction que Shahrur établit entre « al-ʿibād » et « al-ʿabīd » est mentionnée dans le témoignage, mais l’exposé complet de son argumentation à ce sujet requiert un passage plus étendu que l’extrait présenté.
Poursuivre ici
- L’État et la société
- L’islam et l’être humain
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage
Lecture succincte
Shahrur s’appuie sur ce verset pour distinguer l’esclave libre de l’esclave possédé, et pour affirmer que la condition originelle de l’être humain est la liberté, non l’esclavage.
Axes
- Humain et éthique
- Linguistique et sémantique
- Politique et social
Concepts associés
- La liberté: 2
- L’esclave : 2
- L’esclave et la possession : 2
- Les esclaves : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il sert le réseau conceptuel qui distingue la servitude linguistique de la propriété sociale.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Distinction : 2
- Appui : 1
- Fondation : 1
Lieux d’utilisation
- L’islam et l’être humain : il s’y appuie pour soutenir que la servitude et l’esclavage sont une fabrication humaine et non une approbation de la Révélation, et que la liberté est la condition originelle.
- Concept : La liberté
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « { Dieu propose en parabole un esclave possédé, incapable de quoi que ce soit… } (An-Nahl 75) »
- L’État et la société, p. 264 : il s’y appuie pour distinguer, dans la langue et dans le Coran, l’esclave libre de l’esclave possédé.
- Concept : l’esclave
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « Dieu — Très-Haut soit-Il — a distingué l’esclave possédé de l’esclave libre lorsqu’Il dit : { Dieu propose en parabole un esclave possédé… } (An-Nahl 75) »
- L’État et la société, p. 265 : il s’y appuie pour distinguer « l’esclave » du « possédé » et montrer que l’esclave est une catégorie plus large que l’esclavage, et que le verset différencie l’homme libre du possédé.
- Concept : l’esclave et la possession
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « Dieu — Très-Haut soit-Il — a distingué l’esclave possédé de l’esclave libre lorsqu’Il dit : { Dieu propose en parabole un esclave possédé, incapable de quoi que ce soit } (An-Nahl 75) »
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 58 : il l’emploie pour distinguer l’esclave possédé de l’esclave libre et relier la servitude à la contrainte.
- Concept : les esclaves
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « L’esclave possédé n’a pas de liberté… en vertu de la parole divine : { Dieu propose en parabole un esclave possédé, incapable de quoi que ce soit… } (An-Nahl 75). »
Ouvrages associés
- L’islam et l’être humain
- L’État et la société
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.