Cet axe rassemble 2 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Une sourate que Nous avons fait descendre et prescrite, et dans laquelle Nous avons fait descendre des versets explicites, afin que vous vous rappeliez
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Une sourate que Nous avons fait descendre et prescrite » dans sa lecture de la sourate La Lumière ?
Shahrur utilise ce verset comme point d’entrée pour lire la sourate La Lumière comme réunissant des prescriptions obligatoires et des versets explicites ; il affirme que ses prescriptions sont des obligations destinées à alléger la condition des gens et à lever la gêne, l’embarras et l’étroitesse. Dans un autre témoignage, il propose un sens linguistique et terminologique du terme farḍ : « la délimitation » ; mais ce témoignage ne suffit pas, à lui seul, à établir que la sourate entière constitue un programme d’organisation sociale au sens large.
Shahrur considère La Lumière 1 comme une ouverture qui distingue, au sein de la sourate, entre des « prescriptions » qu’il rattache à la Mère du Livre et à la mission prophétique, et des « versets explicites » qu’il appelle Coran. Shahrur affirme que les prescriptions contenues dans la sourate La Lumière sont des obligations instituées par Dieu afin d’alléger la gêne, l’embarras et l’étroitesse, et de soulager les gens.
Le témoignage et son emplacement
L’Islam et la foi — p. 51.
Limites de la lecture
- Le témoignage principal rapporte la lecture de Shahrur, sans en démontrer la validité exégétique ni l’imposer au lecteur.
- La description d’« organisation sociale » est plus large que la formulation citée ; ce qui est textuellement établi est son propos sur les prescriptions de la sourate et leur finalité d’allègement et de levée de la gêne.
- Le témoignage selon lequel « le farḍ est la délimitation » explique l’usage que Shahrur fait du terme, mais n’explicite pas dans le détail toutes les prescriptions de la sourate La Lumière et ne suffit pas à les relier à la finalité sociale.
- Le témoignage n’établit pas que chaque verset de la sourate est une prescription obligatoire ; Shahrur distingue explicitement les prescriptions des versets explicites.
Pour aller plus loin
Lecture succincte
Le verset est considéré comme une clé de lecture de la sourate La Lumière, en tant qu’édifice de prescriptions obligatoires et d’organisation sociale.
Axes
- Législatif
- Méthodologique
Concepts associés
- L’obligation religieuse : 2
- La prescription : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il fonde le sens de la prescription comme délimitation rigoureuse.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 2
Occurrences d’utilisation
- L’Islam et la foi, p. 51 : il en fait une clé de lecture de la sourate La Lumière comme ensemble d’obligations ayant pour but de lever la gêne et d’organiser la société.
- Concept : l’obligation religieuse
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « La sourate commence par la parole divine : {Une sourate que Nous avons fait descendre et prescrite…} (La Lumière 1). »
- Tarir les sources du terrorisme, p. 30 : il fait du verset sa preuve centrale pour soutenir que le farḍ signifie la détermination préalable du nombre et de la modalité, et non la simple obligation abstraite.
- Concept : la prescription
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « {Une sourate que Nous avons fait descendre et prescrite …} (La Lumière 1) ; le farḍ est donc la délimitation »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthode générale de construction de l’atlas.