Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et comment cette relation fonctionne dans la construction du sens.
Dans une famille plus vaste
Cette formule fait partie d’un champ qui distingue l’islam de la foi particulière. Le témoin qu’elle mobilise ouvre un angle précis, et la famille englobante la situe dans une conception de l’islam comme horizon éthique humain antérieur à la mission prophétique et plus large que l’appartenance rituelle.
Sens de la relation
Cette relation indique que l’islam ne se limite pas à la période de la mission muhammadienne, mais qu’il lui est antérieur dans l’existence comme dans la signification. Le témoin affirme en effet que l’islam a été attribué à des prophètes antérieurs à Muhammad, comme Noé, Abraham, Lot, Jacob, Joseph, Moïse et Jésus, puis à Muhammad lui-même. Cela fait de l’islam un concept antérieur à la mission prophétique, en tant que réalité religieuse continue à travers les messages successifs.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’islam
- Relation : précède
- Deuxième pôle : la mission muhammadienne
Preuve
- L’islam et l’être humain via L’islam est antérieur à la mission muhammadienne
- Témoin : - L’islam est antérieur à la mission muhammadienne, et la qualification d’islam apparaît dans les paroles de Noé, Abraham, Lot, Jacob, Joseph, Moïse, Jésus et Muhammad.
Son effet dans la cartographie du savoir
Cette relation acquiert une importance dans la cartographie conceptuelle parce qu’elle relie l’islam à une chaîne prophétique plus vaste que le seul moment muhammadien, empêchant ainsi de le réduire à un événement historique unique. Elle clarifie aussi la continuité du concept à travers les prophètes et réorganise la relation entre l’islam et la mission muhammadienne au sein d’une conception historique qui dépasse le dernier commencement prophétique pour remonter à une origine plus ancienne et plus englobante.