Cette entrée relève du lexique shahrourien. Chez Shahrur, le vêtement apparaît à deux niveaux : un sens humain général lié à la pudeur, à l’ornement et à l’usage, et une application particulière dans le vêtement de la femme, où il refuse de transformer l’usage en principe religieux fixe.
Le sens chez Shahrur
Le vêtement n’est pas une simple forme matérielle unique, mais une fonction sociale qui varie selon l’usage, le temps et le lieu. C’est pourquoi il lit les versets du vêtement à l’intérieur de la théorie des limites : le texte pose une limite et une fonction, tandis que les détails évoluent au sein de la société.
Les différences
- Il diffère du voile dans son sens traditionnel courant, car Shahrur préfère régler le terme du vêtement, de l’ornement et du khimâr à partir du texte lui-même.
- Il ne se confond pas avec le khimâr ; le khimâr est un couvre-chef ou un voile qui se rabat sur les poitrines dans le verset de la Lumière, alors que le vêtement est un domaine plus large de pudeur, d’ornement et d’usage.
- Ce n’est pas une prescription cultuelle fixe dans chaque détail, mais un domaine où s’entrecroisent les limites, l’usage et la fonction sociale.
- Il n’abolit ni la pudeur ni la couverture, mais empêche de transformer un modèle social particulier en religion permanente.
Liens fondateurs
- Le verset de la Lumière fixe un minimum pour le vêtement et laisse le reste à l’usage
- Le verset des Coalisés est un enseignement circonstanciel, non une règle vestimentaire permanente
- Le vêtement est plus précis que le voile
- Le khimâr est un voile qui se rabat sur les poitrines
- Le voile, compris comme vêtement, ne correspond pas aux traditions courantes
- Le vêtement de la femme relève de l’usage
- voile
- khimâr
- la femme, le vêtement et l’autorité
- Lumière 31
- Les Coalisés 59