Cette page situe le jihad et le combat dans la lecture Shahrur et les droits humains. Sa force est d’empêcher que le dossier de la violence politique n’engloutisse l’axe de la liberté de croyance, tout en empêchant, dans le même temps, de réduire le jihad au combat.
Verdict après examen : ce qui se confirme ici, c’est un principe juridique/éthique fort, non une théorie juridique achevée de la violence politique ou du droit de la guerre. Ce qui est établi, c’est le rejet de la contrainte, la primauté de la parole sur la violence et la restriction du combat à la défense ou à l’impasse. Ce qui ne l’est pas, c’est un système juridique complet d’usage de la force ou des règles détaillées du droit international humanitaire.
Les témoignages les plus forts
Le jihad commence par la parole : le témoignage le plus fort est le jihad commence par la parole et s’achève dans la violence en cas de blocage. Il inscrit le jihad dans un chemin qui commence par la proclamation de la vérité et la parole, sans faire de la violence un principe premier.
Liberté d’expression pacifique : elle est appuyée par la liberté d’expression pacifique. Cela relie le jihad à la parole et à la contestation pacifique avant tout passage à la force.
Nulle contrainte en religion : nulle contrainte en religion comme négation de l’espèce demeure, avec al-Baqara 256, une limite supérieure : le combat ne saurait être un moyen de contraindre la croyance.
L’apostasie n’est pas une peine terrestre : la structure l’apostasie historique où le religieux s’est mêlé au politique et où il n’existe aucune peine terrestre aide à retirer à la croyance tout prétexte répressif, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à construire un droit détaillé.
L’idéologie combattante et le récit combattant : l’idéologie combattante est de deux types différents et le récit combattant n’est pas un principe coranique aident à distinguer la défense des valeurs et de la patrie de la transformation du récit combattant en principe religieux absolu.
Que confirme cet axe ?
- Il confirme que le jihad est plus large que le combat.
- Il confirme que la parole et l’expression pacifique précèdent la violence.
- Il confirme que la contrainte religieuse n’est pas une finalité légitime.
- Il confirme que l’apostasie et la divergence religieuse ne fournissent pas, dans cette lecture, de base à une peine terrestre.
- Il confirme que la critique de la violence chez Shahrur est liée à la critique de l’usage de la religion pour justifier l’oppression.
Que ne confirme-t-il pas ?
- Il ne confirme pas un droit complet du jihad et du combat.
- Il ne confirme pas une théorie juridique complète de la violence politique.
- Il ne confirme pas des règles détaillées du droit international humanitaire.
- Il ne confirme pas un droit juridique détaillé à l’usage de la force.
- Il ne permet pas de réduire le jihad à une offensive licite ou à une violence sans bornes.
Sa place dans le parcours
Cette page fonctionne comme une deuxième étude de cas après la femme et la famille dans les droits humains. La femme et la famille testent le pouvoir à l’intérieur du foyer, tandis que le jihad et le combat testent le pouvoir lorsqu’il parle au nom de la religion, de la politique et de la violence.
C’est pourquoi cette page ne doit pas être lue à la place de la liberté de croyance, d’opinion et les limites de la contrainte, mais après elle. La liberté de croyance est le principe de base, et cet axe en est l’épreuve dans le lieu de la violence.