Cette page rassemble quatre occurrences de l’usage du verset des Ahzab 59 dans les ouvrages de Muhammad Shahrour, où il apparaît comme un enseignement circonstanciel lié à une réalité sociale déterminée. Son point central est qu’il relie le jilbab à la prévention du tort social, et distingue entre le discours circonstanciel et l’obligation permanente applicable à tous.

Texte du verset tel qu’il est cité

Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rabattre sur elles une partie de leurs jalabib. Cela est plus apte à ce qu’elles soient reconnues et qu’elles ne soient pas offensées. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Lecture brève

Shahrour utilise le verset pour interpréter le jilbab comme un vêtement de sortie vers la société, et non comme une prescription éternelle et générale. Il le relie aussi à une cause sociale claire fondée sur la reconnaissance et le tort, et fait de la formulation du verset un indice de partialité et d’approche, en cohérence avec sa lecture comme enseignement adapté à une circonstance particulière.

Axes

  • Politique et social
  • Normatif
  • Méthodologique

Concepts associés

  • Le jilbab : 3
  • L’enseignement et non la législation : 2
  • Le tort social : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Le verset s’inscrit dans un réseau qui articule le jilbab, l’enseignement et non la législation, et le tort social. Il est central parce qu’il donne au vêtement de sortie un sens lié au contexte, et relie la présence de la femme dans la société à la prévention du dommage, sans transposer le texte en une règle absolue hors de son emplacement.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondement : 3
  • Distinction : 1

Résumé de sa présence dans l’atlas

  • Lu comme une directive liée à une circonstance sociale
  • Relié au jilbab et au tort social
  • Distingue entre enseignement et législation

Pages de l’atlas qui renvoient à ce verset

Ces liens rassemblent les pages qui s’appuient sur le verset ou qui en font un élément de leur argumentation dans l’atlas.

Atomes liés

Regroupements liés

Thèses structurelles liées

Lieux d’utilisation

  • Vers de nouveaux fondements pour le droit islamique, p. 276 : il la considère comme un verset d’enseignement pour une circonstance sociale particulière, et fait du jilbab un vêtement de sortie temporaire destiné à repousser le tort, non une obligation éternelle.
    • Concept : le jilbab
    • Fonction du verset ici : fondement
    • Citations textuelles : « { Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles… } (les Ahzab 59) »
    • Lecture traditionnelle correspondante : une règle normative permanente pour les femmes des croyants
  • Vers de nouveaux fondements pour le droit islamique, p. 298 : il s’en sert pour montrer que l’adresse au Prophète relève d’un enseignement circonstanciel visant à repousser le tort, et non d’une législation éternelle imposant un vêtement fixe.
    • Concept : l’enseignement et non la législation
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Citations textuelles : « { Ô Prophète, dis à tes épouses … } (les Ahzab 59). Ici, le verset a commencé par : { Ô Prophète }, c’est donc un verset d’enseignement et non un verset de législation »
    • Lecture traditionnelle correspondante : le verset a été compris à Médine de manière circonstancielle, en le reliant à la mise à l’abri des croyantes de l’exposition au tort
  • Vers de nouvelles fondations pour le droit islamique, p. 298 : il en fait le principe du vêtement de sortie sociale, et lit « de » comme une partie prise de l’ensemble et « rabattre » comme une action d’approche, non comme une obligation absolue.
    • Concept : le jilbab
    • Fonction du verset ici : fondement
    • Citations textuelles : « Et ce verset enseigne aux croyantes le vêtement extérieur exclusivement, ou le vêtement de sortie vers la société, que l’on a appelé le jilbab… C’est pourquoi il a dit : { qu’elles rabattent sur elles une partie de leurs jalabib } (les Ahzab 59) pour exprimer la partialité »
  • Vers de nouvelles fondations pour le droit islamique, p. 298 : il interprète la finalité du jilbab comme l’évitement du tort social résultant de la reconnaissance et du mélange, et non comme une simple prescription cultuelle fixe.
    • Concept : le tort social
    • Fonction du verset ici : fondement
    • Citations textuelles : « Parce que la cause a été posée, à savoir la reconnaissance et le tort… remarquez la “fa’ causale” et l’enchaînement entre la reconnaissance et le tort, ce que nous appelons le tort social »

Livres associés

Cette page est présentée dans la méthodologie générale de construction de l’atlas.