Le pouvoir repose sur la contrainte
État de validation éditoriale : cet atome est extrait d’une source audiovisuelle explicative, et il a désormais été rattaché aux livres les plus proches dans le projet Shahrur, au niveau du livre. Pour une citation académique précise, consultez ensemble le livre original et l’épisode original.
Formulation de l’assertion
Shahrur distingue entre la religion et le pouvoir en disant que le pouvoir repose sur la contrainte, alors que la religion n’y repose pas.
Explication
Il explique que le pouvoir a besoin d’un instrument d’interdiction et d’un instrument d’obligation ; sinon, il ne serait pas un pouvoir. En revanche, la religion n’a pas par nature le recours à la contrainte ni à la coercition. Il rejette donc la confusion entre les deux domaines : le domaine religieux est un domaine de conviction et d’adhésion, tandis que le domaine du pouvoir est un domaine d’organisation et d’obligation. Il met ainsi fin à l’idée d’un pouvoir religieux.
Sa place dans l’argumentation de l’épisode
Cette idée est liée à la cité et au pluralisme, car elle fonde la séparation entre la référence religieuse et le pouvoir de contrainte. Elle s’inscrit dans la critique du polythéisme comme monopole du pouvoir et du sens.
Limites de l’assertion
Elle ne nie pas l’existence d’un pouvoir politique, mais en précise la nature et la fonction.
Bref témoignage
« La religion ne possède pas le pouvoir… le pouvoir repose sur la contrainte »
Liens proches
- Shahrur - la souveraineté
- Shahrur - l’État civil
- Livre : Religion et pouvoir