Ce que dit Shahrur
Shahrur dit du terme examiné : « Il n’a aucun rapport avec les enfants mâles, mais avec la construction. » Il précise ensuite que sa preuve repose sur « deux éléments : le premier est linguistique, le second coranique et prophétique ». Dans son exposé linguistique, il renvoie à une règle qu’il rapporte des dictionnaires, et cite l’exemple de « banāna » ainsi que le pluriel du pluriel « bunūn ».
Muhammad Shahrur, Les récits coraniques, vol. 2
Explication de l’atlas
Ce qui est établi ici est le déplacement, par Shahrur, de la signification du terme, dans le passage qu’il examine, des enfants mâles vers la construction, en fondant son raisonnement d’abord sur la langue, puis sur l’usage coranique et prophétique. Cela ne signifie pas, dans les limites de ce témoignage, que toute occurrence de « al-banīn » ou de « al-banūn » porte ce sens.
Pour le suivi contextuel : La Caverne 46.
Conclusion synthétique
Cet atome montre la manière dont Shahrur fait du contexte et de l’argument linguistique un point d’entrée pour réexaminer le sens immédiatement compris d’un terme ; il ne suffit toutefois pas, à lui seul, à établir une règle lexicale générale. Il peut être replacé dans le cadre de La méthode de la lecture contemporaine, en lien avec la structure de l’ouvrage dans Les récits coraniques sont des nouvelles pour l’exhortation.
Question ouverte et limites de la documentation
La citation disponible commence par « 46) » ; le nom de la sourate et l’expression complète à laquelle renvoie le pronom dans « Il n’a aucun rapport avec » n’y apparaissent donc pas. Il faut dès lors revenir à la page entière pour vérifier le verset et le contexte, et il n’est pas possible de fonder une identification plus précise sur ce seul extrait.
Les récits coraniques, vol. 2 · Les récits coraniques sont des nouvelles pour l’exhortation