Passage cité : « al-Kitāb wa-l-Qurʾān », p. 322.

Texte établi

Dans sa présentation de l’être humain matériel, Shahrour affirme que chaque être humain possède une formule faite de matières, de leurs proportions et de leur agencement, et que cette formule « existe auprès de Dieu — gloire à Lui — et est recomposée » ; il ajoute ensuite que « le corps qui est mort reste dans la terre ». Cela établit, dans sa présentation, une distinction entre le corps mort et la recomposition de l’être humain matériel.

Limite de l’affirmation du « passage cosmique »

Un repère éditorial formule la résurrection comme un passage cosmique d’un devenir matériel à un autre à travers les deux souffles, et non comme un retour à la même existence. Mais ce repère n’est pas relié à un contexte brut, et ses données indiquent que le texte n’a pas été retrouvé dans la source brute ; l’attribution de ce détail à Shahrour reste donc suspendue à vérification et il n’est pas présenté ici comme une citation établie du livre.

Que ne tranche pas le passage ?

Le passage vérifié ne mentionne pas les deux souffles et ne décrit pas la résurrection comme un « passage cosmique ». Il n’est donc pas légitime de déduire ces deux précisions du seul texte sur la recomposition. De même, les éléments disponibles ne suffisent pas à établir que le « devenir » soit, à cet endroit, un terme précis de Shahrour pour désigner la résurrection.

Liens de lecture

Pour le contexte plus large : Muhammad Shahrur, le Livre et le Coran, et le Livre, le Coran et la Mère du Livre. Pour l’entrée terminologique : la genèse. Le lien existant avec le Coran est une guidance pour tous les humains demeure un lien de lecture, non une preuve à l’appui de l’affirmation sur la résurrection.

le Coran est une guidance pour tous les humains