Ce qui est visé
Le destin désigne ici non une simple représentation mentale ni une description émanant de l’être humain, mais l’existence des choses et des événements en dehors de sa conscience. Il ne faut donc pas confondre le « destin » avec le « décret » : le texte les présente comme distincts dans ses exemples.
Ce qui est attribué à Shahrour
Shahrour définit explicitement le destin ainsi : « Le destin : l’existence objective des choses et des événements en dehors de la conscience humaine. »
Dans le même contexte, il dit : « La mort est un destin et le meurtre est un décret », puis illustre cette distinction par un autre exemple : « L’existence de la possibilité de frapper avec la main est un destin, tandis que l’accomplissement de l’acte de frapper est un décret. »
Explication de l’atlas
La définition distingue l’existence ou la possibilité objective d’une chose de la conscience qu’en a l’être humain. Les exemples de la mort et du meurtre, ainsi que de la possibilité de frapper et de l’acte de frapper, empêchent également de lire « destin » et « décret » comme des termes synonymes dans ce passage.
Conclusion
Dans ce contexte précis, le destin renvoie à la dimension de la réalité objective, tandis que le décret apparaît, dans les exemples de Shahrour, comme la survenue d’un acte humain. Il s’agit d’une conclusion synthétique tirée de la définition et des exemples, non d’une définition supplémentaire citée littéralement.
Question ouverte et limites
Ce seul témoignage ne tranche pas tous les détails de la position de Shahrour sur le déterminisme et le choix, ni sur la relation générale entre le destin et le décret. Ce que cette page établit se limite à la définition explicite et à la distinction formulée dans ce contexte.
Pour le contexte plus large dans l’ouvrage : Muhammad Shahrur le Livre et le Coran. Pour une carte de la structure du livre : Le Livre, le Coran et la Mère du Livre. Le lien précédemment indiqué demeure : L’incroyance et l’association sont des notions contextuelles, non des instruments du pouvoir.
Le Livre et le Coran · L’incroyance et l’association sont des notions contextuelles, non des instruments du pouvoir