Que signifie l’affirmation ?

L’affirmation ne dit pas que le vin et les jeux de hasard sont licites ; elle distingue plutôt l’interdiction qui les concerne du fait de les qualifier de « prohibition absolue ». Le témoignage rattache cette distinction à la possibilité de mettre en balance le dommage et l’utilité.

Ce qui est attribué à Shahrur

Le témoignage indique : « Certaines choses défendues ne relèvent pas d’une prohibition absolue, mais d’une interdiction qui laisse place à la mise en balance entre le dommage et l’utilité, comme dans le cas du vin et des jeux de hasard ».

Ainsi, le vin et les jeux de hasard constituent ici des exemples de choses défendues qui, selon lui, ne relèvent pas de la prohibition absolue.

Explication de l’atlas

Cette formulation indique que « l’interdiction » et la « prohibition absolue » ne sont pas synonymes dans cette présentation. L’interdiction est établie dans l’énoncé, mais le témoignage y ajoute une caractéristique distinctive : le maintien d’une marge de mise en balance entre le dommage et l’utilité.

Conclusion circonscrite

On peut lire cette particule comme une distinction au sein du discours de l’interdit : toutes les choses défendues ne relèvent pas, selon ce témoignage, du même degré de prohibition. Cette conclusion ne dépasse pas les deux exemples mentionnés ni ce que l’énoncé affirme explicitement.

Question ouverte et limites de la preuve

Le témoignage ne précise pas à lui seul comment s’opère la mise en balance entre le dommage et l’utilité, ni le critère de passage de l’interdiction à la prohibition absolue, ni dans quelle mesure cette distinction s’applique à d’autres cas. Cette seule preuve n’établit pas non plus de lien entre cette question, d’une part, la conception du fixe et du mobile ou, d’autre part, le domaine de l’ijtihad.

Pour lire dans le contexte de la source : Muhammad Shahrur, Mère du Livre et son élucidation. Pour le contexte thématique : La législation, les limites et la prohibition.

Mère du Livre et son élucidation