Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et comment cette relation fonctionne dans la construction du sens.
Au sein d’une famille plus large
Cette formule relève du champ de l’interdiction et des limites de l’autorité qui s’y applique. Son témoin indique un point précis de la question, tandis que la famille englobante expose le lien entre l’interdiction, Dieu et la Révélation, ainsi que la négation de toute propriété humaine ou étatique sur elle.
Sens de la relation
Cette articulation indique que l’interdiction n’est pas comprise ici comme une décision individuelle émanant d’un cheikh ou d’un imam, mais comme un jugement qui a besoin d’une nouvelle autorité messagère pour exercer cette compétence. Le sens visé est donc que l’interdiction n’est pas une simple mesure de prohibition ou de réglementation administrative, mais un rang supérieur d’énonciation du jugement, fondé sur une référence messagère déterminée.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’interdiction
- Relation : a besoin de
- Deuxième pôle : une nouvelle autorité messagère
Preuve
- Vers de nouveaux fondements pour le fiqh islamique via l’interdiction a besoin d’une autorité messagère
- Le témoin : - Il établit que l’interdiction n’appartient ni à un cheikh ni à un imam, mais qu’elle est liée à une nouvelle autorité messagère ; tandis que l’État moderne autorise ou interdit, sans pour autant décréter l’interdiction religieuse.
Son effet dans la carte du savoir
Cette relation acquiert son importance parce qu’elle redistribue les prérogatives du jugement à l’intérieur de la carte conceptuelle entre l’autorité religieuse et l’autorité moderne. Elle distingue ce que fait l’État en autorisant ou en interdisant, de ce qui est appelé « interdiction » en tant qu’affaire messagère ; elle contribue ainsi à construire une vision plus globale de la place du fiqh et de l’autorité au sein du système cognitif islamique.