Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et comment cette relation agit dans la construction du sens.
Au sein d’une famille plus vaste
Cette relation s’inscrit dans l’élargissement du sens du jihâd au-delà de la seule image du combat. Son témoin met en évidence un aspect de ce sens, et la famille rassemble les formulations qui relient le jihâd au combat pour établir le vrai, et non à la seule violence guerrière.
Sens de la relation
Cette relation indique que le jihâd est un concept plus englobant que le combat ; le combat en est une forme déterminée, incluse en son sein lorsque le besoin s’en fait sentir, tandis que le jihâd demeure plus vaste parce qu’il comprend la difficulté de l’obligation, la lutte contre soi, l’action pacifique et la défense de la liberté. C’est pourquoi le jihâd ne se comprend pas ici comme un synonyme du combat, mais comme un cadre plus large qui inclut le combat dans des cas précis.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : le jihâd
- Relation : plus vaste que
- Second pôle : le combat
La preuve
- La Mère du Livre et son détail à travers Le jihâd est plus vaste que le combat
- Témoignage : - Le jihâd : difficulté et obligation plus vastes que le combat, et comprenant la lutte contre soi, l’activité pacifique et la défense de la liberté.
- Le combat : plus spécifique que le jihâd ; il s’agit de l’usage de la force en cas de nécessité, surtout dans la défense et pour repousser l’agression.
Son effet sur la carte des savoirs
Cette relation acquiert son importance parce qu’elle empêche de réduire le jihâd à son sens guerrier étroit, et le place dans une structure conceptuelle plus vaste reliant la responsabilité morale, la lutte intérieure, l’action pacifique et la défense. Elle aide ainsi à dresser une carte plus précise des concepts liés à la religion, au pouvoir et à la violence, et montre que le combat n’est pas le principe du jihâd, mais l’une de ses formes limitées.