Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et la manière dont cette relation intervient dans la construction du sens.

Dans une famille plus large

Cette relation s’inscrit dans la conception de l’État civil comme État de droit et de citoyenneté, et non comme instance d’interdiction. Son intitulé met en avant un aspect précis, tandis que la famille rassemble le pluralisme, la liberté d’opinion, l’obéissance à la loi et la séparation des pouvoirs.

Sens de la relation

Cette relation signifie que l’État civil se charge d’organiser l’espace public par le droit et la citoyenneté, et non en conférant aux choses le statut de licite ou d’illicite. Sa fonction ici n’est donc ni religieuse ni doctrinale ; elle consiste à réguler les relations publiques et à établir des règles d’interdiction et d’obligation qui préservent l’ordre commun. Ainsi, son organisation de l’espace public repose sur une législation civile, tandis que l’interdiction et la permission restent hors de sa compétence.

Les deux pôles de la relation

  • Premier pôle : l’État civil
  • Relation : organise
  • Second pôle : l’espace public par le droit et la citoyenneté sans détenir le pouvoir d’interdire

Preuve

  • L’islam et l’être humain à travers L’État civil régule l’espace public par le droit et non par l’interdiction religieuse
    • Témoignage : l’État civil régule l’espace public par le droit et non par l’interdiction religieuse fonde le principe selon lequel l’État ne possède pas le pouvoir d’interdire, et Dieu seul détient le licite et l’illicite, afin de distinguer la compétence divine en matière de licite et d’illicite de la fonction régulatrice et prohibitive de l’État

Son effet sur la carte de la connaissance

Cette relation met en évidence une limite décisive dans la construction conceptuelle entre l’État et la religion. Elle distingue la compétence de l’État comme compétence organisationnelle et juridique, et empêche la confusion entre le pouvoir de gouverner dans l’espace public et le pouvoir d’interdiction religieuse. Elle est donc importante parce qu’elle inscrit l’État civil dans le réseau comme un cadre qui organise la société par la citoyenneté et le droit, et qui fonde une séparation claire entre ce qui relève de l’administration publique et ce qui relève du divin en matière de licite et d’illicite.