Cette entrée lexicographique rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.
Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture thématique, on peut se référer à les grands thèmes de Shahrur et les concepts partagés.
Le sens chez Shahrur
L’État civil est le modèle de gouvernement fondé sur la loi, les droits publics, la liberté et la reddition de comptes, et il sépare l’autorité de l’État de l’autorité de la religion. Il empêche la monopolisation de la décision au nom des personnes ou du clergé. Chez Shahrur, il constitue un cadre de protection du pluralisme et d’un espace public ouvert, tout en organisant la citoyenneté et la séparation des pouvoirs sur la base de l’allégeance humaine et non d’un mandat religieux.
Les différences
- Ce n’est pas un État religieux dans lequel la légitimité est tirée des hommes de religion ou d’une autorité sacrée au-dessus de la loi
- Ce n’est pas simplement un pluralisme social ; le pluralisme en est une condition, tandis que l’État civil y ajoute la loi, la citoyenneté et la séparation des pouvoirs.
Passages de ses ouvrages
- L’État et la société : l’État civil est la forme politique voulue par Shahrur : un État fondé sur la loi, les droits, les libertés et la séparation des pouvoirs, et non sur les personnes ou la contrainte. Sa fonction est de protéger l’espace public ouvert et de garantir le pluralisme et la liberté d’opinion, tout en séparant les rites religieux du pouvoir
- Le Coran dans la pensée contemporaine : il apparaît ici comme le modèle politique qui sépare le pouvoir de la loi de celui de la religion et protège les droits publics. Chez Muhammad Shahrur, il repose sur l’allégeance humaine, la liberté et la reddition de comptes, et non sur un mandat religieux ou le clergé.
Ce qui l’entoure et le différencie
- le pluralisme
- la mission muhammadienne a ouvert l’ère des cités
- l’histoire sociale se dirige de l’unité vers le pluralisme
- l’histoire se dirige vers le pluralisme
- le pluralisme fonde l’État civil
- le pluralisme est le fondement de l’État et de la société civile
- l’État civil présuppose le pluralisme et la séparation des pouvoirs
- l’État civil repose sur le pluralisme
- l’État civil repose sur la liberté, le pluralisme et une citoyenneté organisée
- l’État civil repose sur l’obéissance à la loi
- l’État et la société civiles sont l’horizon de l’histoire parce que le pluralisme et la liberté vainquent l’unité
- les messages et la mission muhammadienne fondent une société des droits et de la diversité