Ce qui est visé
Shahrur ne présente pas ici l’injustice comme une simple erreur, mais comme un acte issu d’une volonté qui sait à l’avance que la décision est erronée. Shahrur affirme : « L’acte d’« injustice » est ici lié à la volonté parce qu’il s’agit d’un acte déterminé : le vouloir comporte en effet deux possibilités, l’injustice et la justice. Mais lorsque l’injustice est mise en œuvre, le vouloir se transforme en volonté, car la question a été tranchée et une seule des deux possibilités a été choisie. En conséquence, cet acte est exécuté avec connaissance, examen et pleine conscience de ses conséquences et de ses répercussions. »
Comment décrit-il la réalisation de l’injustice ?
Selon le texte, pour que l’injustice se réalise, la volonté doit décider de l’acte tout en sachant à l’avance qu’il est erroné, puis s’y engager. Shahrur affirme : « Pour que l’injustice se réalise, il doit y avoir une volonté qui le décide en sachant à l’avance qu’il s’agit d’une décision erronée, puis qui s’y engage. » Shahrur lie l’exécution de cet acte à la « connaissance, [à l’]examen et [à la] pleine conscience de ses conséquences et de ses répercussions ».
Limite de la formulation
Le témoignage disponible ne qualifie pas la volonté de « libre ». Cette page se limite donc à ce que le texte établit : la volonté, le caractère tranché du choix, la connaissance préalable de l’erreur et la conscience des conséquences. Cet atome n’établit pas une définition de l’injustice comme le fait de mettre une chose à une place qui n’est pas la sienne.