Ce qui est visé
Chez Shahrur, l’injustice n’est pas une faute passagère, mais une décision consciente et délibérée prise en sachant qu’elle est erronée. C’est pourquoi l’injustice ne se réalise qu’en présence d’une volonté libre, car celui dont la volonté a été ôtée n’est pas considéré comme injuste.
Structure de l’atome dans l’atlas
- Type de l’argument : axiologique
- Mouvement de l’argument : l’injustice chez Shahrur est un acte intentionnel, non une erreur fortuite.
- Termes centraux : injustice, conscience, délibération, volonté.
- Degré de centralité : principal.
L’atome fonde une compréhension de l’injustice comme acte moral lié à l’intention et au choix, et non comme une faute involontaire, ce qui définit la responsabilité sur la base de la volonté.
Liens utiles pour la lecture
- Muhammad Shahrur, l’État et la société
- L’État civil, la religion et le pouvoir
- l’injustice
- La falsification et le despotisme corrompent la morale tandis que la morale demeure stable au-dessus de la politique
Appui
- Texte d’appui : « Chez Shahrur, l’injustice n’est pas une simple faute passagère, mais une décision consciente et délibérée en sachant qu’elle est fautive. La réalisation de l’injustice est conditionnée par l’existence d’une volonté libre ; celui dont la volonté a été ôtée n’agit pas injustement ».
Degré de documentation
- Niveau : directement documenté
- Sens du niveau : l’atome s’appuie sur un témoignage explicite, proche de la formulation de la thèse.
- Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique et ne doit être considérée comme une citation littérale que si le témoignage est reproduit textuellement.
Sa fonction dans le livre
Sa fonction ici est définitoire ; elle fixe un sens ou une distinction conceptuelle sur laquelle Shahrur s’appuie pour construire son idée.
Se rattache à
Note éditoriale
La formulation a été rendue plus courte et plus simple tout en conservant le même sens central.