Ce qui est visé
Haman est la puissance religieuse qui donne à la tyrannie un vernis de légitimité et il est utilisé ici pour signifier que l’influence religieuse peut se transformer en instrument de consolidation de l’autoritarisme
Structure de la particule dans l’atlas
- Type de l’argument : critique
- Mouvement de l’argument : représenter la puissance religieuse comme un vernis qui confère à la tyrannie une légitimité.
- Termes centraux : puissance religieuse, Haman, légitimité, tyrannie, autoritarisme.
- Degré de centralité : central.
Elle critique la collusion de l’influence religieuse avec la coercition politique, et montre que la légitimité peut être utilisée pour consolider l’autoritarisme au lieu de le combattre, ce qui s’accorde avec sa critique de la rencontre entre religion et pouvoir.
Liens utiles pour la lecture
- Muhammad Shahrur, la religion et le pouvoir
- Critique de l’autoritarisme et de l’univocité
- Le fiqh est historique et le droit civil en est distinct
Appui
- Texte d’appui : « Haman : la puissance religieuse qui confère la légitimité à la tyrannie ».
Place de l’appui dans le livre
- Livre : la religion et le pouvoir.
- Emplacement : au sein de la partie médiane du livre, dans l’exposé de l’État de tyrannie
- Type d’appui : indice proche.
- Repère utile pour la vérification : Haman : la puissance religieuse
- Note de lecture : cet emplacement convient comme appui parce qu’il décrit Haman comme la puissance religieuse qui accorde une légitimité aux pharaons.
Degré de documentation
- Niveau : directement documentée
- Sens du niveau : la particule s’appuie sur un témoignage explicite, proche de la formulation de la thèse.
- Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique, et ne doit pas être traitée comme une citation littérale sauf si le témoignage est repris textuellement.
Sa fonction dans le livre
Sa fonction ici est définitoire ; elle fixe un sens ou une distinction conceptuelle sur laquelle Shahrur s’appuie pour construire l’idée.
Se rattache à
Note éditoriale
Elle se rattache directement à la critique de l’univocité religieuse dans l’espace public.