Cet axe atteste de la présence de la critique de l’autoritarisme au sein de l’atlas, mais il l’articule aux notions mêmes de Shahrour : l’interdiction, la souveraineté, les détenteurs de l’autorité, l’État civil, le fiqh patrimonial et l’univocité. La question n’est donc pas une simple prise de position politique générale, mais une critique d’une structure qui monopolise la religion, la compréhension ou le droit.

Shahrur considère que l’interdiction appartient à Dieu seul, et que l’État organise le domaine public par le droit, non par l’interdiction. C’est de là que se manifeste la critique de l’autoritarisme lorsque l’autorité politique, religieuse ou juridique se transforme en référence ultime qui s’élève au-dessus du texte et de la société.

Question de l’axe

Comment Shahrur déconstruit-il la structure de l’autoritarisme lorsqu’il distingue entre l’interdiction divine, la législation civile et l’autorité du fiqh hérité ?

Ce que vous lisez ici

  • L’État, chez lui, relève d’une organisation civile, non d’un appareil de monopole du religieux.
  • L’interdiction relève de Dieu ; la législation, elle, demeure un domaine humain et social.
  • Les détenteurs de l’autorité sont lus dans le cadre de la consultation et de l’organisation, non dans celui d’une infaillibilité politique.
  • La critique du fiqh patrimonial empêche de transformer l’effort d’interprétation historique en autorité ultime.
  • L’univocité apparaît lorsqu’une seule compréhension de la religion est érigée en norme pour tous.

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