Ce qui est établi dans le dossier

Le témoignage joint indique que l’auteur « distingue l’interdit divin de l’interdiction légale ». Cela établit, au minimum, que les deux expressions ne sont pas traitées comme des synonymes.

Cela concorde avec sa déclaration méthodologique, dans un autre passage du livre, selon laquelle « le refus de la synonymie est au premier rang de nos priorités dans tout ce que nous avons dit et écrit » ; cette déclaration méthodologique ne définit toutefois pas, à elle seule, la différence spécifique entre les deux termes.

Ce que le témoignage ne tranche pas

Le témoignage disponible ne fournit aucune définition de l’interdit ni de l’interdiction légale. Il n’établit pas non plus que le premier soit permanent ou que la seconde soit temporaire, ni que l’interdiction émane d’une autorité ou varie selon l’intérêt et la situation. Ce sont des compléments interprétatifs possibles dans une page plus ample si son texte brut est retrouvé, mais ils ne sont pas établis dans cet atome.

Limite de la documentation

Le témoignage explicite ne comporte pas d’emplacement précis dans le livre, et son champ brut est vide dans le dossier ; l’établissement de cette distinction demeure donc limité jusqu’à la récupération de l’ancrage textuel. Pour le parcours plus large sur la législation et l’interdit, voir La législation, les limites et l’interdiction, et pour le contexte du livre, Muhammad Shahrur : religion et pouvoir.

Cet atome est lié, du point de vue du jugement et de la sanction, et non de l’établissement de cette distinction précise, à La piété filiale est une valeur innée et sa sanction relève des limites religieuses.

La piété filiale est une valeur innée et sa sanction relève des limites religieuses