Emplacement du témoignage : «القران في الفكر المعاصر», p. 26.
Ce qui est visé
L’expression signifie ici que Shahrur ne limite pas la lecture du message ultime aux trois premiers siècles de l’hégire, mais appelle à l’ijtihad afin d’en comprendre les trois caractéristiques : la miséricorde, le caractère conclusif et l’universalité.
Ce qui est attribué à Shahrur
Shahrur affirme que «هذه الرسالة الخاتمة لا يمكن أن نحصرها في قراءة القرون الثلاثة الهجرية الأولى», puis déclare : «بل علينا أن نجتهد لندرك حقائق وكنه خصائصها الثلاث، وهي: الرحمة والخاتمية والعالمية». Auparavant, dans le contexte des peines, il décrit la théorie des limites comme laissant «مهمة الاجتهاد فيها للإنسان عبر البرلمانات التشريعية».
Explication de l’atlas
L’atlas lit ce rapprochement comme un refus de limiter la réception du message ultime à l’interprétation d’une époque déterminée. L’ijtihad mentionné n’est pas un intitulé abstrait dans le témoignage : il apparaît aussi dans une application législative précise, celle des peines, dans l’espace compris entre les limites minimale et maximale.
Conclusion synthétique
Dans cet argument, le caractère conclusif est lié à la possibilité de poursuivre l’examen humain de l’application ; Shahrur ne présente donc pas l’ijtihad comme une sortie hors du caractère conclusif du message, mais comme une voie pour en comprendre les caractéristiques au-delà de l’enfermement dans la lecture ancienne.
Question ouverte et limites de la preuve
Ce témoignage ne précise pas à lui seul la méthode complète de l’ijtihad, ni ses conditions ou son champ dans tous les domaines. De même, l’attribution de la tâche de l’ijtihad aux parlements législatifs intervient dans l’exemple des peines : il ne faut donc pas la généraliser sans témoignages supplémentaires.