Ce qui est visé

Il s’agit ici de la critique par Shahrour de l’usage de « l’abrogeant et l’abrogé » dans la lecture : selon le témoignage disponible, cet usage conduit à fragmenter le texte et à écarter certaines de ses significations, plutôt qu’à en proposer une lecture neutre.

Ce qui est attribué à Shahrour

Shahrour affirme : « La science de l’abrogeant et de l’abrogé n’est pas un outil innocent, mais un moyen salafiste de fragmenter le texte et d’écarter certaines de ses significations au profit de l’instrumentalisation idéologique ». L’objection vise donc ici la fonction qu’il attribue à cette science : la fragmentation, l’éviction de significations et l’instrumentalisation idéologique.

Explication de l’atlas

Cet atome consigne une thèse critique précise, sans la transformer en jugement général sur tout ce qui est appelé abrogation dans la tradition. Il n’ajoute pas non plus d’exemples d’application ni de description historique, car le témoignage disponible n’en fournit pas.

Inférence de synthèse

Cette thèse peut être comprise comme une objection à une lecture qui sélectionne certaines significations du texte et en exclut d’autres sous le titre de l’abrogation. Il s’agit toutefois d’une explicitation de l’articulation logique du témoignage, non d’une explication du mécanisme de l’abrogation ni d’une démonstration indépendante à son sujet.

Question ouverte

Shahrour entend-il rejeter le concept même d’abrogation, ou critiquer une modalité particulière de son usage qu’il qualifie de « salafiste » ? Le témoignage disponible ne permet pas de trancher.

Liens pour poursuivre

Les récits coraniques, vol. 1 · L’islam est un message humain universel