Ce que Shahrour entend par là
Le témoin présente le souffle de l’esprit comme une transformation du niveau de conscience et de perception, dont l’effet est de rendre l’être apte à l’humanisation : « Le souffle de l’esprit : un moment de transition qualitative dans la conscience et la perception, qui rend l’être apte à l’humanisation. » Ce qui est établi ici est donc que le témoin formule le souffle de l’esprit comme une transition qualitative de la conscience et de la perception, non qu’il fournisse une définition autonome de l’esprit ou une description du mécanisme de cette transition.
Ce que le témoin établit et ce qu’il ne détaille pas
Le témoin établit la définition générale de cette transformation et son lien avec l’humanisation. Il ne la formule pas ici comme la seule vie corporelle. Toutefois, il n’en explique ni le mécanisme ni les étapes, ne définit pas « l’esprit » de manière autonome et n’indique pas, à lui seul dans ce passage, sa place détaillée au sein du récit d’Adam.
Liens de lecture
Cette particule se lit dans le contexte de Muhammad Shahrur : Les récits coraniques, vol. 1, ainsi qu’avec L’histoire, l’évolution et les lois. Pour la proximité narrative, et non comme preuve directe : L’arbre est un symbole de l’épreuve de la possession.