Ce qui est attribué à Shahrour

Shahrour affirme que le « dépassement de la mesure dans le domaine du licite, sans franchir la limite séparant celui-ci de l’illicite » constitue le tabdhîr. Il définit l’isrâf comme le « franchissement de la limite séparant le licite de l’illicite ». Il déclare ainsi qu’ils ne sont pas synonymes : « L’isrâf n’existe que dans le domaine de l’illicite. Quant au tabdhîr, il n’existe que dans le domaine du licite. » Il introduit cette distinction en commentant les versets 26–27 de la sourate al-Isrâ’.

Explication de l’atlas

La différence tient ici au domaine de l’action : le tabdhîr se produit à l’intérieur de ce que le texte considère comme licite, mais dépasse la « mesure », tandis que l’isrâf franchit la limite pour entrer dans l’illicite. Dans cette lecture, il n’est donc pas juste d’employer les deux termes comme des noms désignant une même chose.

Conclusion

Cette distinction sépare deux formes d’action dans la formulation de Shahrour : le dépassement de la mesure à l’intérieur du licite, et le franchissement de la limite entre le licite et l’illicite. Il s’agit d’une distinction qui explicite la structure de son propos, et non de l’ajout d’un nouveau critère pour déterminer la mesure.

Question ouverte et limites de lecture

L’extrait documenté ici n’explique pas comment est déterminée la « mesure » selon les différents cas de dépense ou d’usage ; la page ne tire donc pas de ce seul témoignage un critère détaillé.

Liens de lecture

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