Sens visé

Cet atome consigne une brève caractérisation critique : la tyrannie est « l’emblème de la pensée monolithique ». Dans le témoin disponible, il ne propose ni une définition complète de la tyrannie ni une liste des caractéristiques de la pensée monolithique.

Ce qui est attribué à Shahrur

La caractérisation apparaît explicitement dans la formule : « la tyrannie en tant qu’emblème de la pensée monolithique ».

Dans sa présentation de la choura, Shahrur affirme que « le premier fondement de la choura est la liberté d’exprimer son opinion, avec l’existence de l’opinion et de l’opinion autre, ainsi que l’égalité dans la liberté d’expression entre les opinions divergentes ». Il s’agit d’une affirmation indépendante sur les conditions de la choura, et non d’une définition linguistique de la pensée monolithique.

Explication de l’atlas

L’atlas conserve le lien entre les deux passages comme un lien de lecture : la désignation de la tyrannie comme emblème de la pensée monolithique se situe du côté de la critique, tandis que la pluralité des opinions et l’égalité de la liberté d’expression ressortent du côté de la choura. Cela ne signifie pas que les deux témoins fournissent une définition exhaustive de la tyrannie ou qu’ils établissent son synonymat avec le despotisme.

Inférence synthétique

Cet atome peut être compris comme une clé de lecture de la critique de l’univocité dans le livre : la pluralité dans l’expression de l’opinion apparaît, dans le propos sur la choura, comme un fondement positif, tandis que la tyrannie est présentée comme l’emblème de la pensée monolithique à titre de caractérisation critique. Critique de l’autoritarisme et de l’univocité

Question ouverte et limites de lecture

Les éléments disponibles ici n’établissent pas que Shahrur définit la pensée monolithique comme la prétention à détenir seule la vérité, ni qu’il affirme à cet endroit qu’elle empêche le dialogue. Ces précisions nécessitent une citation directe avant d’être intégrées à la définition de l’atome.

Pour le contexte général : Muhammad Shahrur, L’État et la société, et pour le lien avec la liberté : La liberté régule l’action humaine entre la volonté divine et la volonté humaine.