Ce que dit Shahrur

Le texte affirme : « La société civile repose sur l’acceptation de la pluralité et l’interdiction de la contrainte, tandis que la société unitaire conduit à l’autoritarisme et à la ruine. » L’affirmation associe ainsi la détermination du fondement de la société civile à l’opposition avec une conséquence que le texte attribue à la société unitaire.

Explication de l’atlas

Cette particule lit l’énoncé comme une opposition entre deux modèles : une société civile qui repose, dans la formulation du texte, sur l’acceptation de la pluralité et l’interdiction de la contrainte ; et une société unitaire associée, dans cette même formulation, à l’autoritarisme et à la ruine. Cette lecture ne suppose pas que la pluralité et l’interdiction de la contrainte soient des termes synonymes, mais les maintient comme deux éléments mentionnés conjointement.

Inférence synthétique

L’énoncé fait du rejet de l’uniformité une partie de l’argument politique à cet endroit, puisque le texte l’oppose, d’une part, à l’acceptation de la pluralité et à l’interdiction de la contrainte et, d’autre part, à l’autoritarisme et à la ruine.

Question ouverte et limites de la preuve

Ce seul témoignage ne précise pas les moyens institutionnels ou juridiques par lesquels s’opèrent l’acceptation de la pluralité et l’interdiction de la contrainte. Il ne suffit pas non plus, à lui seul, à élaborer une définition plus large de la société civile au-delà des limites de cette opposition.

Pour lire dans le contexte du livre : Muhammad Shahrur, L’État et la société

Pour le contexte thématique : L’État civil, la religion et le pouvoir