Emplacement du témoignage : « القصص القراني ج2 », p. 49.

Que dit Shahrur ?

Shahrur affirme : « Le licite et l’illicite dans la Révélation sage portent sur les actes et ne s’ajoutent pas aux essences des choses. » Il énonce ensuite la règle générale : « Le licite est le principe pour les choses, et l’illicite l’exception. » Il la restreint par une exception précise : « Sauf en ce qui concerne le fait de tuer un être vivant — humain, animal ou végétal — : l’illicite est alors le principe, et le licite l’exception. »

Explication de l’atlas

Cette affirmation intervient dans le contexte d’une question portant sur l’expression « et ont été rendus licites » dans la sourate des Bestiaux. Dans ce contexte, le fait de rendre licites ne qualifie pas les bestiaux eux-mêmes, mais concerne l’acte de « les égorger pour les manger et en tirer profit ». La règle déplace ainsi le lieu du jugement de la chose elle-même vers l’acte qui s’y rapporte.

Conclusion synthétique

Dans ce passage, cette règle joue un rôle régulateur : l’interdiction ne se fonde pas sur la simple description d’une chose ; il convient plutôt d’examiner l’acte auquel le jugement se rapporte. Cette conclusion n’annule toutefois pas l’exception explicitement formulée par Shahrur concernant le fait de tuer un être vivant.

Question ouverte et limite de lecture

Ce seul extrait ne précise ni les conditions de l’exception relative au fait de tuer un être vivant, ni l’ensemble des applications qui en relèvent. En outre, le témoignage emploie « le licite » et « la licéité », non « la permission » ; ces termes ne doivent donc pas être traités ici comme des synonymes techniques sans élément supplémentaire.

Pour un contexte plus large : Muhammad Shahrur, Les récits coraniques, vol. 2, la législation, les limites et l’interdiction, l’interdiction, Le principe dans les choses est la licéité et l’interdiction porte sur les actes.

Les récits coraniques, vol. 2 · Le principe dans les choses est la licéité et l’interdiction porte sur les actes