Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrur, et la manière dont cette relation intervient dans la construction du sens.
Dans une famille plus large
Cette formule fait partie d’un champ qui distingue l’islam de la foi particulière. Son examen ouvre un angle précis, et la famille englobante la situe dans une conception de l’islam comme horizon de valeurs humaines, antérieur à la mission et plus vaste que l’appartenance rituelle.
Sens de la relation
Cette relation signifie que l’islam n’est pas limité au moment de la mission muhammadienne, ni qu’il commence avec elle en tant que phénomène religieux nouveau, mais qu’il la précède historiquement et conceptuellement. Le sens ici est donc que l’islam est compris comme une relation humaine générale avec Dieu, existant avant la spécificité du message muhammadien, et que ce qui est venu avec la mission définit la forme de la foi et de l’adhésion à l’intérieur d’un cadre plus large et plus ancien que ce sens général.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’islam
- Relation : précède
- Deuxième pôle : la mission muhammadienne en tant que relation humaine générale avec Dieu, distincte de la foi particulière de l’adhésion muhammadienne
Preuve
- L’islam et l’être humain à travers L’islam précède historiquement et conceptuellement la spécificité du message muhammadien
- indice : L’islam précède historiquement et conceptuellement la spécificité du message muhammadien établit que l’islam précède la mission muhammadienne ; l’islam n’est pas un événement commencé avec le message final, mais une structure antérieure à celui-ci
Son effet sur la carte de la connaissance
Cette relation gagne en importance parce qu’elle réorganise la place de l’islam dans la carte conceptuelle ; elle l’empêche de se réduire à l’événement du message final et en fait un principe antérieur qui explique la structure plus large de la relation entre l’être humain et Dieu. Elle distingue ainsi l’islam comme sens humain général de la foi particulière liée à l’adhésion muhammadienne, ce qui aide à construire une conception plus ample de l’histoire religieuse et de l’évolution des concepts au sein du savoir islamique.