Cet axe rassemble deux usages de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui apparaissent autour de lui.
Texte du verset tel qu’il est cité
Les hommes ont autorité sur les femmes en raison de ce par quoi Dieu a favorisé les uns par rapport aux autres et de ce qu’ils dépensent de leurs biens
Réponse au lecteur
La question
Où ce verset apparaît-il, comment Shahrur y distingue-t-il les hommes et les femmes, et quelle fonction remplit-il dans sa critique de la lecture juridique traditionnelle ?
Shahrur rattache ce passage aux Femmes 34 et inscrit son contexte dans la capacité et la compétence morale et matérielle, plutôt que dans la masculinité et la féminité. Il l’utilise pour critiquer la restriction, par les juristes, des termes « hommes » et « femmes » aux mâles et aux femelles, ainsi que la compréhension de la qiwâma qui en a résulté.
Shahrur cite le verset comme étant le verset 34 de la sourate des Femmes, dans le cadre de son propos sur la qiwâma. Selon lui, « les hommes » et « les femmes » ne désignent pas ici, de manière absolue, les mâles et les femelles ; la qiwâma est plutôt liée à la capacité et à la compétence morale et matérielle. Elle englobe ainsi, dans les deux sexes, ceux qui en sont capables, tandis que leur font face, dans les deux sexes également, ceux dont ces capacités sont moindres. Shahrur mobilise cette distinction pour critiquer la réduction juridique de ces termes à la masculinité et à la féminité, estimant que cette réduction a conduit à des avis juridiques inéquitables envers les femmes. Il affirme que les termes « hommes » et « femmes » possèdent un sens général et un sens particulier, et que le contexte du verset détermine ici le sens visé.
Le témoignage et sa référence
Le Livre et le Coran — p. 503.
Limites de la lecture
- Le témoignage établit la lecture de Shahrur de ce passage et sa critique des juristes, mais ne fournit pas un exposé détaillé d’opinions juridiques précises.
- Ce seul témoignage ne permet pas d’inférer un jugement autonome concernant tous les emplois, dans le Coran, des termes « hommes » et « femmes ».
- L’explication se limite à la qiwâma telle que Shahrur la traite dans cet extrait.
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Lecture succincte
Shahrur critique la lecture traditionnelle qui a limité la qiwâma au sexe et la rapporte à la compétence morale et matérielle.
Axes
- Politique et social
- Méthodologique
Concepts associés
- Qiwâma : 3
- Le fait de frapper : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Elle est liée à une redéfinition de l’autorité familiale en dehors des conceptions héritées.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique de la tradition : 1
Lieux d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 503 : il critique l’interprétation des juristes, qui a limité les hommes et les femmes aux mâles et aux femelles, et rapporte la qiwâma à la compétence morale et matérielle plutôt qu’au sexe.
- Concept : la qiwâma
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoignage textuel : « Ils ont donc appliqué à ce terme … le sens particulier … dans Sa parole exaltée : {Les hommes ont autorité sur les femmes …} »
- Lecture traditionnelle correspondante : les juristes ont limité les « hommes » aux mâles et les « femmes » aux femelles, et ont attribué la qiwâma au mâle sur la femelle
- Vers de nouveaux fondements du droit islamique : il relie le verset à la possibilité du transfert de la qiwâma et à une réinterprétation du fait de frapper comme une mesure relative à la qiwâma, et non comme une violence physique.
- Concept : la qiwâma
- Fonction du verset ici : interprétation de la qiwâma
- Lecture traditionnelle correspondante : interpréter le fait de frapper comme une violence physique au sein d’une relation conjugale à l’autorité fixe
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.