Lieu de référence : Les récits coraniques, vol. 1, p. 17.
Que faut-il entendre ici ?
Il s’agit de dire que les récits coraniques ne sont pas classés, chez Shahrur, dans le même domaine que celui où sont classées les prescriptions. Il rattache les récits au Coran et aux sciences de la prophétie, et rattache les prescriptions à la mission prophétique. Dans l’explication de l’atlas, cela indique que les récits ne sont pas traités comme relevant du même domaine que les prescriptions à l’intérieur de cette classification.
Ce qui est attribué à Shahrur
Shahrur affirme que la Révélation contient un « Livre des prescriptions », qui est le « Livre de la mission prophétique », ainsi qu’un « Coran des sciences », qui est le « Livre de la prophétie ». Il énonce ensuite la conclusion selon laquelle les récits constituent une partie du Coran, et décrit le Coran comme le Livre des sciences de la prophétie : « Dans la Révélation sage, il y a un Livre des prescriptions, qui est le Livre de la mission prophétique, et un Coran des sciences, qui est le Livre de la prophétie ; puis nous avons conclu que les récits font partie du Coran. »
Cela place les récits coraniques du côté du Coran/de la prophétie, et non du côté du Livre des prescriptions/de la mission prophétique, selon sa propre terminologie.
Explication de l’atlas
Nous lisons cette particule comme une distinction classificatoire : les « prescriptions » et les « récits » ne désignent pas un même domaine chez Shahrur. Le fait que les récits soient une partie du Coran, alors que le Coran est mis en regard du Livre de la prophétie et le Livre des prescriptions du Livre de la mission prophétique, constitue le fondement textuel du titre.
Pour comprendre le réseau terminologique plus large, voir : Le Livre, le Coran et la Mère du Livre, la prophétie, et Muhammad Shahrur, Les récits coraniques, vol. 1.
Conclusion synthétique
Il résulte de cette organisation que la fonction des récits ne saurait être automatiquement assimilée à celle des prescriptions dans la lecture shahrurienne, puisque chacun est inscrit dans un champ distinct. Il s’agit d’une conclusion explicative relative à la structure de la classification, et non de l’affirmation d’un détail méthodologique allant au-delà de l’extrait.
Question ouverte et limites de la preuve
Le témoignage disponible ne précise pas, à lui seul, une règle détaillée permettant de trancher la manière de tirer argument de chaque verset narratif en droit. De même, nous n’étendons pas à une règle générale l’énoncé précédemment relevé selon lequel les récits ne doivent pas être lus comme une « source juridique directe », car son contexte brut n’est pas disponible dans ce corpus.