Que dit Shahrour ?

Le témoignage attribue à Shahrour l’affirmation directe selon laquelle le critère ultime du jugement en matière de religion est l’œuvre vertueuse et l’exhortation mutuelle à la vérité, par opposition à la différenciation doctrinale et au monopole confessionnel de la vérité.

« Le critère ultime en matière de religion est l’œuvre vertueuse et l’exhortation mutuelle à la vérité, non la différenciation doctrinale ou le monopole confessionnel de la vérité »

Explication de l’atlas

Cet atome lit cette phrase comme un déplacement du centre du critère au sein de l’affirmation : ce n’est pas l’appartenance ni la seule prétention à détenir la vérité qui tranche la valeur, mais l’œuvre vertueuse associée à l’exhortation mutuelle à la vérité. Cette lecture n’ajoute pas de définition autonome de ces deux termes au-delà de ce qu’établit le témoignage.

Pour un contexte plus large : Muhammad Shahrur, Les récits coraniques, vol. 1, L’islam, la foi et l’œuvre vertueuse et L’œuvre vertueuse.

Inférence synthétique

Dans ses limites, cette phrase peut être comprise comme une critique du fait d’ériger l’identité doctrinale ou confessionnelle en critère ultime autonome, et comme la mise en avant, à sa place, de l’œuvre et de l’exhortation mutuelle à la vérité. Il s’agit d’une inférence tirée de l’agencement des éléments de la phrase, et non d’un développement supplémentaire du texte.

Question ouverte et limites de la preuve

Ce témoignage ne définit pas l’« œuvre vertueuse », ni le critère permettant d’en distinguer les formes, ni n’explique la relation entre ce critère et l’appartenance doctrinale dans tous les cas. En outre, la référence fournie est générale et le champ du contexte brut n’est pas disponible ; il faut donc se reporter à un contexte plus large avant de tirer des conclusions détaillées.

Voir aussi : L’islam est un message humain universel.

Les récits coraniques, vol. 1 · L’islam est un message humain universel