Ce qui est attribué à Shahrour
Shahrour dit : « La charia dans le Coran n’est pas un système rigide, mais un cadre doté de limites supérieures et inférieures qui laisse place à l’ijtihad. »
Il explique ce sens, à propos des peines, en disant que « les peines y oscillent entre les limites inférieures et supérieures, laissant à l’être humain, par l’intermédiaire des parlements législatifs, la tâche de l’ijtihad ». L’exemple explicitement cité ici relève donc du domaine des peines, et non de tous les détails de la législation indistinctement.
Explication de l’atlas
L’atlas comprend le cadre délimité comme un champ réglé : il n’annule pas l’ijtihad et n’en fait pas non plus un choix sans contraintes ; il le conçoit plutôt comme s’exerçant à l’intérieur des limites supérieures et inférieures mentionnées dans cette conception.
Conclusion synthétique
L’idée d’ijtihad est ici directement liée à la théorie des limites : les deux limites dessinent le champ, et l’ijtihad porte sur ce qui se situe en son sein. Dans le témoignage détaillé, l’exercice de cet ijtihad est confié aux « parlements législatifs ».
Question ouverte et limite de lecture
Le modèle que Shahrour présente pour les peines s’étend-il à tous les domaines de la législation selon le même mécanisme ? Les éléments présentés dans cette page ne permettent pas de trancher : ils établissent le principe général et en détaillent l’application spécifiquement aux peines.
Pour lire dans le contexte du livre : Le Coran dans la pensée contemporaine. Pour le contexte thématique : La législation, les limites et l’interdiction.