Ce que dit Shahrour
Le témoignage décrit la lecture salafiste comme une lecture historiciste qui « fixe la compréhension des pieux prédécesseurs et en fait une référence absolue ». Il lui oppose une lecture contemporaine qui « rompt le lien entre le texte et ce qui lui a été plaqué comme tradition ».
Explication de l’atlas
Le titre ne prétend pas que le terme « passé » soit le texte littéral du témoignage ; il l’emploie plutôt pour résumer la référence héritée que représente ici la « compréhension des pieux prédécesseurs ». L’objet direct de la critique est la transformation de cette compréhension en référence absolue.
Conclusion
La confrontation entre les deux positions permet de comprendre que le désaccord présenté ici est méthodologique : entre la fixation d’une compréhension héritée comme référence absolue et la séparation du texte d’avec ce qui lui a été plaqué comme tradition. Il s’agit d’une conclusion synthétique tirée des termes du témoignage, et non d’une précision supplémentaire sur le critère de la lecture contemporaine.
Question ouverte et limites du témoignage
Le témoignage ne précise pas à lui seul comment la lecture contemporaine opère cette séparation, ni si la tradition joue un autre rôle que celui de référence absolue. De plus, le texte du témoignage est disponible sans contexte brut associé ; l’exposé se limite donc à sa formulation attestée.
Liens pour aller plus loin
- Muhammad Shahrur, Les récits coraniques, vol. 2
- Critique de l’héritage, du fiqh et de l’exégèse
- la lecture salafiste
- L’interprétation : une lecture graduée du texte et des récits
Les récits coraniques, vol. 2 · L’interprétation : une lecture graduée du texte et des récits