Sens visé
L’allégeance et le désaveu désignent ici une relation de suivi ou de détournement. Shahrour associe l’allégeance au comportement lorsqu’il évoque sa transformation en allégeance collective du fait de l’homogénéité des comportements, non parce que le comportement constituerait un critère unique explicitement énoncé pour juger les individus.
Ce qui est attribué à Shahrour
Shahrour définit les deux notions conjointement : « L’allégeance et le désaveu : une relation de suivi ou de détournement, qui se ramifie ensuite selon l’islam, la foi, la nation et le peuple. » Il ajoute, dans le cadre de son propos sur la communauté, que « l’homogénéité des comportements a rendu l’allégeance collective », puis explique que l’injonction au convenable, l’interdiction du blâmable et la foi en Dieu constituent cette homogénéité des comportements qui a fait des destinataires une communauté.
Explication de l’atlas
« Une relation de suivi ou de détournement » se lit comme une formulation de la relation, et non comme une simple désignation identitaire. Dans ce contexte, la référence à l’homogénéité des comportements explique comment l’allégeance devient collective et comment Shahrour nomme communauté le groupe homogène dans ses comportements. Le témoignage disponible n’établit pas de lien analogue entre le désaveu et le comportement. Cette lecture n’implique pas de fusionner l’islam, la foi, la nation et le peuple : le texte les mentionne comme des domaines selon lesquels le sens se ramifie.
Conclusion synthétique
Le texte associe la définition de l’allégeance et du désaveu comme relation de suivi ou de détournement à la présentation de l’homogénéité des comportements dans la formation de l’allégeance collective. Il est donc juste de décrire le lien au comportement comme établi au niveau du groupe, tout en évitant de le transformer en règle générale applicable au comportement individuel.
Question ouverte et limites de lecture
Le témoignage ne tranche pas quels actes précis relèvent du suivi ou du détournement dans chacune des branches de l’islam, de la foi, de la nation et du peuple. Il n’établit pas non plus explicitement que l’allégeance et le désaveu ne sont pas une position mentale ou un slogan ; il convient donc de ne pas attribuer cette négation à Shahrour sur la seule base de ces éléments.