Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et comment cette relation opère dans la construction du sens.
Dans une famille plus large
Cette formulation fait partie d’un champ qui distingue entre l’islam et la foi particulière. La voir ouvre un angle précis, et la famille englobante la situe dans une conception de l’islam comme horizon axiologique humain, antérieur à la mission prophétique et plus large que l’appartenance rituelle.
Sens de la relation
Cette relation signifie que la compréhension de l’islam n’est pas ici prise comme un sens fixe hérité, mais qu’elle est reconstruite à partir du Coran. Ce fondement coranique en fait un cadre humain axiologique, qui distingue l’islam de la foi, éloigne la religion de la logique de l’interdiction autoritaire, et place la liberté, la citoyenneté et l’action juste au centre du sens religieux.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’islam
- Relation : sa compréhension est refondée
- Second pôle : à partir du Coran comme cadre humain axiologique qui distingue entre islam et foi, sépare la religion de l’autorité de l’interdiction et fait de la liberté, de la citoyenneté et de l’action juste des critères centraux
Preuve
- L’islam et l’être humain à travers l’islam humain est refondé coraniquement comme un système de valeurs, de liberté et de citoyenneté qui dépasse l’identité close
- Indice : l’islam humain est refondé coraniquement comme un système de valeurs, de liberté et de citoyenneté qui dépasse l’identité close. L’argument du livre s’organise autour de l’idée que comprendre l’islam exige de partir du Coran, selon une méthode de récitation qui établit la différenciation des termes ; c’est l’entrée nécessaire pour reconstruire les concepts religieux loin de l’accumulation patrimoniale.
Son effet dans la carte du savoir
Cette relation acquiert son importance parce qu’elle relie l’islam à un concept englobant qui réorganise l’ensemble du champ religieux autour du Coran et des valeurs humaines, au lieu de l’accumulation patrimoniale. Elle aide ainsi à situer l’islam dans une carte conceptuelle plus large, où la religion devient liée à la liberté, à la citoyenneté et à l’action juste, et non plus seulement à l’identité close ou à l’autorité de l’interdiction et du proscrit.