Cette entrée relève du lexique shahrourien. Le consensus apparaît, chez Shahrur, comme un exemple de transformation d’une compréhension historique ou d’un accord humain en une autorité contraignante qui dépasse ses propres limites.
Le sens chez Shahrur
Le consensus n’est pas, chez Shahrur, une preuve absolue. Sa valeur, si valeur il y a, est historique et fondée sur l’effort d’interprétation, et il ne doit ni fermer le texte ni empêcher sa réexamination à la lumière d’un savoir nouveau et d’un monde nouveau. C’est pourquoi sa critique du consensus est liée à sa critique du fiqh patrimonial et à celle de l’autorité qui accorde au passé une immunité définitive.
Sa fonction dans la critique
- Il distingue entre un accord humain historique et la révélation.
- Il refuse de transformer un accord antérieur en autorité qui empêche l’effort d’interprétation ultérieur.
- Il relie la critique du consensus à celle du fiqh patrimonial lorsque le fiqh devient une norme supérieure au texte.
- Il ouvre la voie à un droit civil et à un effort d’interprétation contemporain qui n’abolit pas le texte et ne répète pas le passé.
Liens fondateurs
- Le consensus n’est pas une preuve absolue
- Le consensus n’est pas une preuve absolue
- Le fiqh patrimonial
- L’interdiction
- Les fondements du fiqh et la critique du fiqh patrimonial
Limites de lecture
La critique du consensus ne signifie pas le refus de la consultation ou de l’accord social. L’idée est que l’accord historique ne se transforme pas en révélation, et qu’il n’empêche pas la société de faire effort d’interprétation dans les limites nouvelles de son savoir et de son ordre juridique.